Chantiers

Risques naturels : de nouveaux ouvrages de sécurité en développement

Mots clés : Produits et matériaux

A l’automne prochain, un nouveau projet de recherche collaboratif sera lancé en région Auvergne-Rhône-Alpes. Financé dans le cadre du 21e appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI), il vise à développer quatre nouveaux types d’ouvrages de protection des routes contre les risques naturels dynamiques comme les chutes de pierres, coulées de boue, avalanches, etc.

Le changement climatique impacte directement les gestionnaires des infrastructures routières. Chutes de pierres, coulées de boue, avalanches… Ces phénomènes naturels, aggravés par le dérèglement climatique – lui-même causé par l’homme –, menacent les réseaux routiers et ferroviaires. Pour répondre à cette problématique, le projet Pridyn (pour « Protection contre les risques naturels dynamiques »), qui démarrera à l’automne prochain pour une durée de 36 mois, vise à concevoir quatre nouveaux types d’ouvrages de protection – écrans DCR 2.0, barrages anti-coulée, kits pare-pierres, écrans forestiers – intégrant des géotextiles et des géofilets « intelligents ».

Plus précisément, le projet de recherche se positionne sur plusieurs domaines d’actions spécifiques pour sécuriser les zones à forts risques : la proposition d’ouvrages innovants et concurrentiels, notamment sur le marché international, à travers une prestation « clé-en-main » intégrant expertise, ingénierie, produits sur-mesure et mise en œuvre ; le développement et le perfectionnement d’outils de modélisation numérique permettant la simulation des écoulements étudiés dans le projet ; et enfin la mise au point de composants plus performants, plus légers et adaptés aux classes d’énergie actuellement dépourvues de solutions techniques, notamment des géofilets intégrant des capteurs.

 

91 emplois à la clé

 

Doté d’un budget de 4 millions d’euros, Pridyn associe cinq partenaires industriels et académiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes : les entreprises GTS – maître-d’œuvre industriel du projet –, Texinov et Sites ainsi que des laboratoires de l’Institut régional de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) et de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar). D’un point de vue économique, le projet permettra, selon ses promoteurs, de consolider la filière française de réalisation et de production d’ouvrages contre les risques rocheux. « A l’aide des avancées du projet, il est également prévu, d’ici 2026, de maintenir cinq emplois et d’en créer 91 », avancent les membres du consortium de recherche.

En Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs milliers de kilomètres d’infrastructures routières et ferroviaires sont fortement exposés aux événements naturels, tels que les chutes de pierres et les coulées de boue ou de neige. Et les interventions dans ces zones difficiles d’accès sont souvent onéreuses et non-respectueuses de l’environnement.

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