Energie

Retour d’expérience : le label Promotelec Rénovation énergétique porte surtout sur le logement collectif et social.

Mots clés : Bâtiment d’habitation collectif - Bâtiment d’habitation individuel - Efficacité énergétique - Energie renouvelable - Innovations

Un bilan établi par Promotelec sur plus d’un millier d’opérations montre que la labellisation en rénovation concerne majoritairement les logements collectifs et sociaux. Après travaux, 29 % des projets intègrent une énergie renouvelable mais peu d’entre eux font appel à des innovations technologiques.

 

Dans le cadre de son Observatoire du confort dans l’habitat, l’association Promotelec vient de dresser, à travers son retour d’expérience du Label Promotelec Rénovation énergétique, un  bilan national de la rénovation énergétique des bâtiments résidentiels. 1143 opérations ayant obtenu un label Promotelec Rénovation énergétique de janvier 2008 à janvier 2015 ont été analysées, totalisant plus de 17 000 logements.

Les projets concernent principalement l’habitat social et collectif, qui représentent respectivement 88% et 96% des logements, et pour l’essentiel (¾ des dossiers d’habitat collectif) des opérations de moins de 30 logements.

 

Des énergies renouvelables mais peu d’innovation technique

 

Si les immeubles avaient rarement recours aux énergies renouvelables avant travaux, les rénovations énergétiques contribuent à leur développement. Ainsi, après rénovation, 29% des immeubles étudiés intègrent une énergie renouvelable. En tête, les solutions thermodynamiques (37%) et solaire thermique (36%), suivies par le bois (22%). Le photovoltaïque et la géothermie restent en revanche peu représentés (respectivement 3% et 2%).

L’étude montre également  que ces opérations font peu appel aux innovations technologiques. Seulement 8% des dossiers, portés essentiellement par le secteur social (87% des cas), ont utilisé des innovations technologiques. Celles qui semblent émerger sont la ventilation hybride ou basse pression et le chauffe-eau thermodynamique en maison individuelle.

 

Le gaz en tête

 

Globalement, plus de 30% des dossiers optent pour un changement d’énergie. Les bâtiments qui changent d’énergie optent soit pour du gaz naturel, soit pour du bois-énergie ou de l’eau chaude sanitaire (ECS) issue du solaire thermique. Le gaz naturel, qui gagne des parts de marché tous logements confondus, assure le chauffage et la production l’ECS de 51% des logements individuels. En logement collectif, 66% des immeubles étudiés sont chauffés par cette énergie et 56% l’utilisent pour l’ECS.

Quant à l’électricité, première source d’énergie en maison individuelle, elle n’arrive qu’en seconde place après travaux (41% des dossiers) et reste aussi en seconde position dans le logement collectif. Parmi les logements restant à l’électricité, 44% sont équipés de systèmes thermodynamiques (pompe à chaleur pour le chauffage et/ou chauffe-eau thermodynamique pour la production d’ECS). Les 56% restant utilisent des solutions à effet joule ou à accumulation.

Enfin, le fioul est le grand perdant. Il disparaît quasiment au profit de toutes les autres énergies (électricité, gaz naturel, bois-énergie ou réseau de chaleur).

 

Des rénovations énergétiques globales

 

Pour réduire les besoins énergétiques du logement, les travaux de rénovation mis en œuvre conjuguent de manière quasi systématique le renforcement de l’isolation de l’enveloppe et le remplacement ou la rénovation des systèmes de chauffage et de production d’ECS.

Pour la moitié des opérations étudiées, l’isolation a été renforcée sur l’ensemble des parois extérieures (toiture, plancher bas, façades et menuiseries). Et dans 90% des cas, au moins deux de ces quatre postes ont été traités. Le choix des parois (toitures, façades, planchers bas) rénovées est corrélé avec leur taux de déperdition de chaleur. Ainsi, sur l’ensemble des dossiers étudiés, 88% ont réalisé des travaux d’isolation au niveau des combles et/ou toitures terrasses, 83% sur les façades et 61% sur les planchers bas. Et 87% des opérations ont par ailleurs remplacé leurs menuiseries

Du côté des équipements, 95% des dossiers ont bénéficié du remplacement ou de la rénovation du générateur de chauffage (chaudière gaz, pompe à chaleur, chaudière bois-biomasse, chaudière fioul, effet Joule). Les émetteurs de chauffage constituent également un poste de rénovation courant, même s’il est moins représenté, avec 72% des dossiers étudiés. Concernant l’eau chaude sanitaire, 32% des dossiers indiquent un changement d’énergie pour la produire.

On observe par ailleurs la création ou la rénovation des installations de ventilation : pour 95 % des opérations, la ventilation a fait l’objet de travaux, les maîtres d’ouvrage privilégiant des technologies maîtrisées avec 67 % de ventilations hygroréglables de type B.

 

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