Industrie/Négoce

Retard à l’allumage pour la répartition des frais de chauffage

Mots clés : Bâtiment d’habitation collectif - Bâtiment d’habitation individuel - Chauffage - froid - Marché de l'immobilier

Les dispositifs d’individualisation des frais de chauffage ont du mal à trouver leur place dans le parc de logements collectifs. Le potentiel du marché français n’en est pas moins énorme.

C’est l’une des spécificités du parc de logements collectifs français par rapport à celui de la majorité des autres pays européens, il est très sensiblement sous-équipé en dispositifs permettant l’individualisation des frais de chauffage. En Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, et en Autriche, le taux d’équipement s’affiche à au moins 60%. En Allemagne, c’est la quasi-totalité du parc qui est équipé. En France, le pourcentage atteint péniblement les 10% des 5 millions d’immeubles équipés d’un chauffage collectif. Un « retard » français dont les acteurs de la filière pensaient ces dernières années qu’il serait rapidement comblé avec la succession de textes réglementaires entrés en vigueur depuis une trentaine d’années, dont bien sûr la fameuse loi de transition énergétique de 2015 qui a défini des échéances précises et obligatoires pour l’équipement des immeubles en fonction de leur performance énergétique. Ainsi, depuis le 31 mars 2017, les immeubles dont la consommation de chauffage est supérieure à 150 kWh/m² SHAB /an, soit 71% du parc, sont soumis à obligation d’équipement. Les échéances suivantes sont prévues pour les 31 décembre 2017 et 2019 pour aboutir théoriquement à cette date à un équipement intégral du parc. Perspective qui semble d’ores et déjà inaccessible compte tenu du retard accumulé.

Opposition frontale des copropriétaires et des bailleurs sociaux

Un retard à l’allumage que les professionnels de « l’individualisation » expliquent avant tout par l’opposition frontale de plusieurs associations représentatives des copropriétaires et de certains bailleurs sociaux, ces derniers pointant « l’impossibilité de contrôler la justesse des consommations imputées, la mauvaise qualité des prestations, des contrats abusifs, des tromperies commerciales… ». Des arguments que repoussent évidemment avec véhémence les professionnels qui mettent en avant une expérience souvent ancienne de plusieurs dizaines d’années dans plusieurs pays européens, dont bien sûr l’Allemagne, pays référence en la matière. En fait, estiment en substance ces professionnels, certains bailleurs sociaux et association de copropriétaires feraient tout pour reculer l’échéance qu’ils assimilent, entre autres reproches, à une charge de gestion et une source de conflits supplémentaires face à des locataires et des copropriétaires soudainement placés face aux conséquences de leur comportement en matière de chauffage…

Un marché français stratégique pour Qundis

Parmi ces professionnels de l’individualisation, l’industriel allemand Qundis, acteur sur le marché français depuis plusieurs dizaines d’années par l’intermédiaire de prestataires spécialistes de la mesure comme Ocea Smart Building, constate simplement que le marché français est en forte croissance, même s’il est encore loin d’exprimer tout son potentiel. « De par sa taille, le contexte réglementaire favorable mais aussi la très bonne réceptivité de la population au concept d’individualisation, nous considérons le marché français comme stratégique. Nous avons pour ambition d’accélérer son développement et de devenir à terme le fournisseur référent et leader des prestataires français » affirme simplement Patrick Llorca, directeur commercial de la toute jeune filiale française de l’entreprise qui pousse simultanément ses feux dans le sud de l’Europe.

Ouverture à d’autres modes de commercialisation ?

A la base de ce positionnement, une offre produit qui se veut à la pointe de l’innovation, avec notamment une nouvelle gamme de répartiteurs – Q.AMR-  qui relève les données automatiquement et à distance  (transmission des données sans fil et selon des protocoles de communication non propriétaires). Autre levier de développement, l’ouverture à d’autres modes de commercialisation que la location actuellement en situation de quasi-monopole par l’intermédiaire des prestataires avec lesquels Qundis est déjà en relation. Avec, pourquoi pas à court ou moyen terme, l’arrivée de nouveaux acteurs (les opérateurs du monde de l’énergie)

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