Performance énergétique

Réseaux d’eau potable: des petites hydroliennes au secours des capteurs

Mots clés : Innovations - Qualité de l'eau - eau potable

L’échange constant d’informations épuise rapidement les batteries des capteurs. Parmi les technologies alternatives, la société Save Innovations a conçu la Picoturbine. Cette hydrolienne s’installe dans les canalisations d’eau potable et peut alimenter un appareil. 

 

La théorie des réseaux intelligents risque de manquer de batteries. Pour obtenir une vision en temps réel des flux hydrauliques, énergétiques ou humains, les divers opérateurs de transport devront barder leurs infrastructures de capteurs en tout genre. Des appareils qui en général transmettent leurs informations par onde radio, et fonctionnent avec des piles.

Quand il s’agissait d’envoyer une mesure quotidienne par onde radio, la dépense d’énergie ne portait pas à conséquence. Mais avec cette volonté de contrôle en direct, la fréquence des communications augmente, et les données deviennent plus volumineuses. A ce rythme, les accumulateurs s’épuisent au bout de quelques mois. Pas vraiment la panacée en matière de développement durable.

Les grands groupes étudient donc des méthodes de communication moins gourmandes en électron, tel que le protocole Sigfox, ou des appareils qui tirent parti de l’environnement pour générer leur propre électricité, à l’image de la technologie développée par la société EnOcean.

 

Des pales adaptées aux réseaux hydrauliques

 

La jeune entreprise Save Innovations, associée à l’opérateur Suez Environnement, travaille depuis deux ans à un autre procédé alternatif : la Picoturbine. Cette petite hydrolienne se glisse dans les canalisations d’eau potable d’un diamètre compris entre 8 et 20 cm. Elle génère un courant de faible puissance, de 20 à 120 W, mais suffisant pour alimenter un capteur.

Ses pales, de par leur morphologie, engendrent peu de turbulence dans l’écoulement. Ainsi, elles ne perturbent pas les mesures en aval du système. En outre, le dispositif entraine une perte de charge de 0,1 bar. La pression dans le tuyau demeure ainsi assez élevée pour acheminer l’eau sans requérir un surcroit de travail des pompes, grosses consommatrices d’énergie.

Le prototype devrait dans les prochains moins quitter le laboratoire. « A terme, nous souhaiterions associer un Picoturbine à chacun de nos capteurs », explique Giles Bideux, responsable du Pôle Energie à la Direction de l’ingénierie environnementale de Suez Environnement. Save Innovations et son partenaire souhaitent atteindre une durée de vie minimum de dix ans pour ce produit.

 

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