Energie

Réseau de chaleur: Poitiers veut atteindre 15000 utilisateurs

Mots clés : Gros oeuvre

Le réseau de chaleur de Poitiers va doubler sa capacité. Les premiers travaux de cette opération, qui s’élève à 3 millions d’euros, débuteront à la fin d’année.

Créé en 1967, le réseau de chaleur de la ville de Poitiers assure aujourd’hui le chauffage auprès de 7500 équivalents logements répartis sur trois quartiers (les Couronneries, Touffenet et Saint-Eloi) qui totalisent quelque 20 000 habitants. Quatorze kilomètres de canalisations et 78 sous-stations diffusent l’énergie dans des logements collectifs mais également des ensembles sportifs, centres commerciaux et établissements scolaires.

 

Un mix énergétique

 

Ce réseau s’appuie à 70% sur une production d’énergie renouvelable, provenant à 50% de la récupération de la chaleur générée par l’unité de valorisation énergétique de Saint-Eloi. Une chaufferie au bois complète ce dispositif. Enfin, dans ce mix énergétique, les 30% restant proviennent du gaz naturel. «En 2015, le délégataire (Dalkia, groupe EDF, NDLR) a produit un schéma directeur du réseau. Il avait pour objectif de détecter les potentiels de raccordement en dehors du périmètre initial. La conclusion ayant été positive, un avenant a acté l’extension du champ d’action de la délégation de service public (DSP)», explique-t-on au sein des services techniques de la communauté d’agglomération de Grand Poitiers (Vienne) qui a pris en charge la compétence «réseau de chaleur» depuis juillet dernier; elle était initialement gérée par la ville de Poitiers. Un vote communautaire a confirmé l’extension du réseau à la fin 2016.

 

7 500 nouveaux logements raccordés

 

Les travaux vont se dérouler en deux phases. Avant l’extension, l’agglomération a souhaité une densification de l’existant «afin de développer les raccordements dans le périmètre géographique originel de la DSP». Ce programme d’un montant de 3 millions d’euros devrait démarrer d’ici à la fin de l’année, voire au début 2018. Ce n’est qu’au cours du second semestre de l’année prochaine que les travaux d’extension démarreront avec à la clé de nombreux chantiers de voiries et de pose de canalisations. L’objectif est ambitieux puisqu’il s’agira d’étendre le réseau en direction des quartiers Est et Sud de la ville, à savoir Beaulieu et la Gibauderie jusqu’au centre hospitalier universitaire qui pour le moment n’est pas concerné.

À terme, ce sont 7 500 nouveaux équivalents logements qui sont concernés par ce vaste chantier. «La taille du réseau sera considérablement augmentée en termes de puissance. Il est donc envisagé, en fonction de l’attractivité que va rencontrer cette extension, de construire une seconde unité de production». En effet, si les objectifs d’abonnements sont atteints, la puissance supplémentaire demandée s’élèvera à 34 000 MWh par an. Afin de poursuivre dans sa politique environnementale, l’agglomération travaille sur la possibilité de construction d’une chaufferie paille. D’une puissance de 3 MW, elle pourrait demander un investissement de l’ordre de 500 000 euros HT et servirait de débouché aux agriculteurs locaux auprès de qui la matière première serait achetée. La mise en service de l’extension du réseau de chaleur est attendue dans le courant de l’année prochaine.

 

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