Emploi / Formation

Représentativité syndicale : la CFDT arrive en tête

Mots clés : Etat et collectivités locales

Avec un score de 26,37 %, la CFDT dame le pion à la CGT (24,85%) au niveau interprofessionnel. Les cinq grandes centrales syndicales, qui comprennent aussi FO, la CFTC, et la CFE-CGC, demeurent représentatives.

 

Avec un score de 26,37 %, la CFDT devient le premier syndicat au niveau interprofessionnel dans le privé. L’organisation cédétiste détrône ainsi la CGT (24,85%). FO recueille pour sa part 15,59 % des voix des salariés, tandis que la CFE-CGC et la CFTC récoltent des scores respectifs de 10,67 % et de 9,49 %. Ces résultats sont issus de l’agrégation des scores obtenus lors des élections professionnelles en entreprise entre 2013 et 2016, et du scrutin organisé au début de l’année auprès des salariés des TPE.

Lors de la première mesure de la représentativité, en 2013, la CGT (26,77%) était déjà au coude-à-coude avec la CFDT (26%). Pour rappel, la loi d’août 2008 sur la démocratie sociale a changé les règles du dialogue social, et mis fin à la présomption irréfragable de représentativité dont bénéficiait le « club des cinq » grands syndicats. Objectif : renforcer la légitimité des acteurs de la négociation collective. Chacun doit ainsi, tous les quatre ans, prouver sa représentativité au niveau où il entend peser, en d’autres termes, négocier des accords. Au-delà de l’audience électorale -il faut recueillir un score de 8%, au niveau de la branche comme de l’interprofession-, la représentativité est conditionnée au respect des critères suivants : le respect des valeurs républicaines, une ancienneté d’au moins deux ans dans le champ professionnel et géographique couvrant le niveau de négociation, l’indépendance, les effectifs d’adhérents et les cotisations, la transparence financière, mais aussi l’influence, notamment caractérisée par l’expérience.

 

La CGT devrait conserver sa première place dans le bâtiment

Des arrêtés dits « de représentativité » sont ainsi attendus cette année, ce qui permettra notamment de déterminer la représentativité des syndicats au niveau des branches. «Avec 37% des voix, nous arrivons en tête dans le bâtiment », livre d’ores et déjà Serge Plechot, secrétaire fédéral à la CGT Construction, par ailleurs marri de voir sa centrale syndicale « rétrograder » au niveau interprofessionnel. « Il n’est en outre pas certain que la CFTC demeure représentative au niveau de la branche. »  La CGT Construction entend dès lors continuer à faire entendre sa voix dans le cadre des négociations de branche. « Nous poursuivrons nos actions en faveur d’une réelle reconnaissance de la pénibilité et d’une revalorisation des salaires », envisage ainsi Serge Plechot. La concurrence sociale déloyale restera d’autre part dans le collimateur du syndicat.

 

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