Chantiers

Réparation de la digue Sud du port du Havre : un chantier contre vents et marées

Mots clés : Béton - Gares, aéroports - Ouvrage d'art - Transport maritime

Une logistique particulière a été mise en œuvre dans le cadre des travaux de réparation de la digue sud du port du Havre. De la production au coulage du béton, les équipes du chantier ont dû composer avec les marées, le trafic portuaire et les conditions météorologiques.

L’accident fut aussi rare que dommageable. Le 5 février 2013, suite à une avarie de gouvernail, un navire long de 213 m et large de 32 m heurtait et endommageait sérieusement l’extrémité intérieure de la digue sud du port du Havre (Seine-Maritime). Cette digue donne accès aux terminaux historiques du Grand port maritime du Havre (GPMH). C’est ainsi que le GPMH a fait appel à l’entreprise ETPO (Entreprise de travaux publics de l’Ouest) pour la réparation des dommages provoqués par la collision.

Dans le cadre de ce chantier atypique, le producteur de béton Cemex a proposé « une solution, non seulement adaptée aux besoins structurels de l’ouvrage même, mais aussi capable de répondre aux conditions d’accès maritimes du chantier, dans un périmètre contraint par le mouvement des marées, les conditions météorologiques et les flux d’entrée et de sortie des navires. »

 

Un bétonnage « sans assistance humaine »

 

Soumis aux contraintes de son environnement maritime, le chantier, achevé en novembre dernier, réclamait cinq phases de coulage, notamment le remplissage d’un caisson de la digue par plus de 150 m3 de béton en seulement trois jours. Inaccessible par la terre, la digue a été desservie par de multiples rotations de barge. Pour prendre en compte les conditions météorologiques, mais aussi les temps moyens de parcours (deux heures), la rhéologie du béton – un C40 XS3 Dmax20 – a été portée à trois heures.

Sorties du site de production, les deux camions-toupies de 7 m3 suivaient un parcours chronométré vers une pompe à quai, laquelle était chargée de vider le béton dans les deux trémies agitatrices sur la barge. Après 25 minutes de trajet en mer, les trémies versaient alternativement leur contenu dans deux bennes de 3m3, déchargées l’une après l’autre par la grue embarquée équipée d’une flèche de 48,80 m. Au-delà de la contrainte de qualité liée aux mouvements quotidiens de la marée, le béton utilisé devait aussi être doté d’un niveau de résistance à la compression adapté et d’une plasticité particulièrement fluide pour qu’il puisse être mis en œuvre « sans assistance humaine », selon Cemex, d’où l’ajout d’un colloïde destiné à éviter le délavement dans l’eau.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X