Bâtiment

Rénovation thermique : cibler les épaves thermiques pour économiser 4 mds € par an dans huit ans

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Matériel - Equipement de chantier - Politique énergétique

Une étude du cabinet Sia Partners basée sur le coût de rénovation moyen par logement (calculé à l’échelle nationale), montre qu’une stratégie volontariste orientée particulièrement vers la rénovation d’épaves thermiques serait rentabilisée en 8 ans et permettrait d’économiser ensuite 4 Mds € par an.

Pour atteindre l’objectif gouvernemental de 500.000 logements rénovés thermiquement d’ici 2017 avec le meilleur retour sur investissement possible, il est capital de ne pas se tromper de cible. Le cabinet spécialisé Sia Partners a donc mené une étude prenant en compte plusieurs scénarii de rénovation et de rentabilité selon le coût moyen par logement.  Première conclusion : il faut cibler les épaves thermiques.

 

La cible : les épaves thermiques

 

« Les « épaves » thermiques construites avant la première RT en 1974 ne constituent qu’un quart du parc immobilier mais consomment près de la moitié de l’énergie du secteur (ratio 25/45) », rappellent ainsi les auteurs de l’étude.  2 millions de logements rénovés sur 4 ans représenteraient 125 TWh / an de consommation d’énergie économisée.

Les auteurs ont ensuite sélectionné un certain nombre de « leviers » pour la rénovation et évalué pour chacun d’entre eux le coût moyen (matériaux + main d’oeuvre en € TTC) permettant de passer d’une situation d’épave thermique à la meilleure situation possible pour cette action (voir ci-dessous).

 

 

Dans le but de projeter les impacts d’un plan de rénovation thermique sur un volume global de logements à l’échelle nationale, Sia Partners a ensuite tenté de définir un coût de rénovation moyen à partir de 4 logements type représentatifs du parc français : maison individuelle vs logement collectif, zone géographique, chauffage gaz vs électricité. (voir tableau ci-dessous)

 

 

En actionnant chacun des leviers et en calculant leur rentabilité pour chaque type de logement puis en les cumulant, Sia-Partners a donc établi que pour passer d’une classe H (épave thermique) à A (bâtiment HQE) , il faudrait débourser environ 550 €/m2.

En appliquant un hausse du coût de l’énergie de 5 % par an, l’étude conclut que cet effort national sur les épaves thermiques de 550 €/m2 par an permettrait un retour sur investissement de 8 ans. « Ce scénario nécessite d’importantes dépenses sur les 4 premières années (à hauteur de 8 Mds € /an) », reconnaissent les auteurs, « mais les résultats sont au rendez-vous puisque ce sont ensuite 4 Mds € qui seraient économisés chaque année sur la facture énergétique. »

 

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    Précisions

    Sur le premier schéma, il serait quand même utile pour la compréhension de savoir de quel m2 il s’agit suivant les postes : surface habitable, surface de l’ouvrage (toiture, fenêtre, façade, de panneaux solaires, etc…). A titre d’exemple, pour la ventilation, si on annonce entre 2 000 et 3 500€/m2 de SH, cela fait vraiment (très très) chère la rénovation !!
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