Performance énergétique

Rénovation énergétique: le gouvernement table sur la création de 6.000 emplois grâce au prêt de Bruxelles

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Démarche environnementale - Efficacité énergétique - Gouvernement - Monde du Travail - Politique européenne

L’aide à la rénovation énergétique approuvée mercredi 20 mai par la Banque européenne d’investissement (BEI) dans le cadre du plan d’investissement pour l’Europe pourrait générer près de 6.000 emplois en France, ont assuré jeudi 21 mai les ministres de l’Ecologie et du Logement.

Approuvé mercredi 20 mai avec trois autres projets concernant les énergies renouvelables dans le nord et l’ouest de l’Europe, le prêt de 400 millions d’euros de la BEI est le premier accordé à la France dans le cadre du plan d’investissement pour l’Europe, dit « Plan Juncker ».

« Grâce à ce financement de 400 millions d’euros, les sociétés de tiers financement prévues par la loi Alur, pourront financer les travaux dans 40.000 logements en copropriété sans avance de fonds de la part des copropriétaires », se sont félicitées Ségolène Royal et Sylvia Pinel dans un communiqué.

« Ce financement permettra de générer 800 millions d’euros de travaux et de créer 6.000 emplois » en France, affirment les ministres de l’Environnement et du Logement dans ce communiqué co-signé par Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France.

Le prêt de la BEI bénéficiera en premier lieu à la société d’économie mixte (SEM) Energie posit’IF, une société de tiers financement dont le principal actionnaire est le Conseil régional d’Ile-de-France, qui a prévu de rénover par son biais 8.000 logements en Ile-de-France au cours des quatre prochaines années.

 

Besoin de l’adoption du PLTE

 

Energies positi’IF s’est évidemment félicitée de la nouvelle. Pour Roseline Sarkissian, conseillère régionale Ile–de-France et présidente du Conseil de Surveillance de la SEM, « ce programme qui vient appuyer le tiers financement est une reconnaissance de son potentiel pour faire avancer la rénovation énergétique ». Pour que la SEM puisse bénéficier d’un prêt au titre du programme il faut néanmoins que le dispositif soit opérationnel. Il faudra pour cela que la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte encadrant le tiers financement soit adoptée.

Énergies Posit’IF accompagne actuellement 21 copropriétés franciliennes à divers stades de leur projet (audit, maîtrise d’œuvre conception et travaux) soit environ 3 200 logements pour un montant de travaux de plus de 50 millions d’euros TTC.

Environ 100 millions sur les 400 millions du prêt de la BEI seraient alloués à la SEM Energie positi’IF. Par effet levier, ces 100 millions d’euros devraient permettre de générer de 200 à 300 millions d’euros de travaux et de créer de 2000 à 2500 emplois, selon la Région Ile-de-France.

 

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