Quartier

Rénovation de l’île Tison à Poitiers

Le site de 1,5 ha, proche du centre-ville, avait fait l’objet de plusieurs études d’aménagement, restées sans suite depuis deux décennies. Le cabinet lyonnais In Situ a été retenu comme mandataire du groupement, qui comprend Feichtinger, les bureaux d’études Infra Services, Terrell Ingénierie et Orchis Eaulogie.

Après la passerelle Montbernage, la Ville de Poitiers (Vienne) souhaite jeter un autre ouvrage au-dessus du Clain. La nouvelle passerelle permettra de relier le bas du plateau et les quartiers sud, les Trois Cités et la Mérigotte. Accessible aux vélos et piétons, elle mesurera 40 mètres de long pour 3 mètres de large. « Le site étant en zone inondable, l’ouvrage sera flottant et pourra s’élever ou descendre en fonction de la hauteur de la rivière, explique l’atelier d’architectes Feichtinger, chargé de la réalisation de cette passerelle. Les deux travées de 20 mètres et la main courante seront en bois. Les assises associeront bois et acier. » Le cabinet parisien est spécialisé dans ce type d’ouvrage puisqu’il a conçu la jetée du Mont-Saint-Michel et la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris.

 

Redonner vie aux berges du Clain

 

Plus largement, ce pont s’inscrit dans le cadre d’un programme de rénovation de l’ensemble de l’île Tison, soit près de 1,5 hectare de terrain. Un site charnière, proche du centre-ville, qui avait fait l’objet de plusieurs études d’aménagement, restées sans suite depuis deux décennies. Le cabinet lyonnais In Situ a été retenu comme mandataire du groupement, qui comprend Feichtinger, les bureaux d’études Infra Services, Terrell Ingénierie et Orchis Eaulogie. L’objectif est de redonner vie aux berges du Clain en créant une nouvelle coulée verte. Un parking d’une soixantaine de places bloquera les voitures en haut du site. Plus bas, un « jardin de pluie », un verger partagé, des espaces de pique-nique et de promenade seront aménagés. Le site abrite également une ancienne scierie, fermée depuis les années 1980. L’équipe de maîtrise d’œuvre a décidé de conserver l’édifice pour en faire un lieu de rencontre, voire d’animations. « Après la stabilisation de la charpente, la sécurisation du bâtiment et sa mise hors d’eau, nous envisageons de remettre en route les deux turbines hydroélectriques afin qu’elles produisent de l’électricité », confirme Julien Baby, représentant du cabinet In Situ.

L’investissement pour la passerelle et l’aménagement paysager se monte à 2,3 millions d’euros. Une enveloppe supplémentaire sera affectée ultérieurement au chantier de la scierie. L’appel d’offres pour les entreprises devrait intervenir d’ici à l’été pour une mise en route des travaux à la fin de l’année. La livraison est attendue un an après.

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