Logement

Renouvellement urbain: Hollande donne le top départ à Rennes

Mots clés : Gouvernement

La première convention du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) 2014-2030 a été signée ce jeudi 16 février en fin matinée à Rennes par François Hollande.

Rien d’étonnant dans le choix – géographique autant que politique – de Rennes pour la signature, par le président de la République, jeudi 16 février, de la première convention du NPNRU. «Toujours à l’avant-garde, pionnière en matière de politique de la ville depuis les années 70» selon les termes mêmes de François Hollande, Rennes était la première des collectivités françaises à présenter sa copie à l’Anru (agence nationale du renouvellement urbain). Il ne manquait donc plus que la signature de la convention opérationnelle pour donner «le coup d’envoi d’une transformation profonde de trois quartiers identifiés comme prioritaires – Le Blosne, Maurepas (avec deux secteurs Gayeulles et Gros-Chêne) et Villejean, a rappelé François Hollande. 500 millions d’euros vont être investis pour mener à bien 400 démolitions, 2300 rénovations et 3000 constructions.».

La visite présidentielle a d’ailleurs débuté au cœur de l’un de ces quartiers rennais en pleine mutation, Maurepas, à la rencontre d’habitants, d’associations, de comités citoyens et d’agents de police, avant la tenue du discours officiel.

Au cours de cette allocution d’une trentaine de minutes, sans réelle surprise, le Président de la République a rappelé les grands chiffres du premier PNRU 2004-2020 et l’engagement de l’Etat pour faire évoluer la politique de la ville au cours de cinq dernières années; il a cité notamment la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 qui a impulsé les objectifs du NPNRU dans le cadre d’une nouvelle géographique prioritaire, basée désormais sur le revenu des habitants.

«La politique de la ville des années 1990-2000 mettait l’accent sur l’investissement en matière de logements. Et c’était nécessaire. Mais il n’y avait pas suffisamment d’attention pour prendre en compte les aspirations des habitants. Ainsi nous avons voulu une participation directe des citoyens avec la création de 1100 conseils citoyens. (…) L’ambition ne s’arrête pas au logement, on ne change pas un quartier sans y mettre des écoles, des lieux culturels et installer des activités économiques.»

Les investissements massifs mobilisés au travers des deux programmes du renouvellement urbain (20 milliards d’euros de l’Anru pour un total de 75 milliards sur près de 30 ans) doivent y contribuer. «Nous avons fait en sorte que les métropoles et les villes qui ont le plus à faire, puissent avoir des dotations correspondant à leurs besoins. Car il n’y a de ville que si tous les quartiers sont intégrés» a déclaré François Hollande terminant son discours par un trait d’humour dédié à la maire de Rennes «qui connaît tous ses habitants». Prochaine étape de signature: Pau.

 

 

Chiffres-clés

Les chiffres du NPNRU 2014-2030

7,4 milliards d’euros de l’Anru

dont 6, 4 milliards d’euros d’Action Logement

et 1 milliard supplémentaire apporté par l’Etat (annoncé en octobre 2016)

pour un total de 25 milliards d’euros investis par l’Anru et ses partenaires (bailleurs, caisse des Dépôts, villes et EPCI, régions et départements, etc.)

450 quartiers: 200 quartiers d’intérêt national et 250 quartiers d’intérêt régional

Périmètre: grandes villes ou villes moyennes en métropole et Outre-Mer, quartiers de grands ensembles, centres anciens dégradés.

 

Focus

L’Union sociale pour l’habitat appelle l’Etat à faire de la rénovation urbaine «une priorité de sa politique budgétaire»

Le mouvement HLM déplore «une perte de dynamique de la politique de rénovation urbaine ces dernières années», et a récemment alerté sur l’absence de cette question dans le débat électoral en cours. C’est la question de l’égalité d’accès aux services publics par des populations touchées par le chômage qui est posée selon l’USH.

La présence à Rennes du président de la République pour la signature de la première convention du NPNRU était donc l’occasion pour l’USH de faire passer un message: «L’État, par la présence de son plus haut représentant en la personne du Président de la République, témoigne de son intérêt pour cette question de la rénovation urbaine», a reconnu dans un communiqué Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat. «J’appelle maintenant l’État, en cohérence avec la volonté politique affichée, à prendre la mesure des enjeux budgétaires, en faisant de la rénovation urbaine une priorité de sa politique budgétaire.»

 

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