Performance énergétique

Régulation et GTB : un marché stable malgré la crise, annonce l’ACR

Mots clés : Equipements techniques et finitions - Gestion technique du bâtiment

Comme d’autres secteurs, les marchés français de la régulation et la GTB sont touchés par le manque de chantiers. Le bilan 2014 du Syndicat des automatismes du génie climatique et de la régulation relativise cette crise et met en avant les nouveaux débouchés possibles pour la filière.

Le bilan annuel du Syndicat des automatismes du génie climatique et de la régulation (ACR) s’apparentent à une synthèse bienvenue d’une année 2014 riche en mouvements. Publiées le 1er avril 2015, ces statistiques dressent un état des lieux de deux marchés français proches : la régulation des équipements de génie climatique et la gestion technique du bâtiment (GTB). À l’image de l’ensemble du second œuvre, les deux secteurs ont souffert du recul des logements neufs. Cependant, au-delà de ce facteur central se dessinent d’autres mutations. Des changements plus lents, mais qui remodèlent également l’organisation de la filière.

La régulation du chauffage individuel et collectif affiche un chiffre d’affaires de 123,5 millions d’euros pour 2014, en baisse de 2 % par rapport à 2013. L’ACR impute cette décrue à la conjoncture du secteur du bâtiment. Pour les procédés à eau chaude, les thermostats d’ambiance reculent. Toutefois, ces résultats ne prennent pas en compte les ventes des constructeurs de chaudière. Or, ces derniers incluent de plus en plus ce type de systèmes dans leurs produits. Ils s’affirment donc comme de nouveaux acteurs de l’automatisme.

 

Nouvelles entreprises, nouveaux produits

 

D’autres protagonistes se sont aussi invités sur scène. L’ACR avance le chiffre de 20 000 thermostats connectés vendus en France. « Ces machines ne présentent aucune indication de précision, et encore moins de certification. En outre, le client n’est pas informé de l’usage de ses données personnelles », souligne Jean Daniel Napar, président du syndicat et directeur des technologies de Siemens Building Technologies.

Néanmoins, d’autres technologies de contrôle viennent se substituer aux thermostats traditionnels. Les régulateurs en fonction de la température extérieure se développent. Les robinets thermostatiques croissent également grâce aux modèles communicants ou et aux programmateurs multizones. Dans le résidentiel collectif, les installations modules thermiques d’appartement augmentent. Installés dans chaque appartement, ces boitiers gèrent la production d’eau chaude sanitaire (ECS) et le chauffage en fonction des besoins propres au logement. La chaufferie reste collective, mais les consommations s’adaptent ainsi aux occupants.

 

Le retard technologique de la climatisation

 

Comparé à 2013, le marché de la régulation de la ventilation et de la climatisation progresse de 1,4 %, à 76, 5 millions d’euros. « Le traitement de l’air s’impose comme un enjeu prépondérant des années à venir. Toutefois, la crise et les habitudes freinent certaines améliorations. Trop de circuits sont encore équipés de régulateurs non communicants et de moteurs thermiques », observe Jean Daniel Napar. Des régulateurs communiquant qui stagnent, à l’exception des modules sous protocole ouvert BACnet en hausse. « Les protocoles propriétaires résistent toujours, note le président. Lors d’une rénovation, un maître d’ouvrage pourrait les remplacer par des standards ouverts. Toutefois, cela représente un investissement supplémentaire. En temps de crise, il préféra les conserver. »

Victime du climat financier, la GTB enregistre une chute de 4,5 %, à 76, 7 M€. Le chiffre d’affaires relatif aux prestations demeure stable, tandis que celui du matériel chute. Un repli dû à la fois aux manques de projets neufs et à une réduction des prix. En effet, les réseaux du bâtiment se modifient. Les unités de traitement local, qui étaient avant de simples passerelles entre l’ordinateur de contrôle et les actionneurs, sont maintenant presque autonomes. « Le rôle du poste central se limite maintenant à des fonctions de supervision. Ils peuvent être fournis par des sociétés généralistes », remarque Jean Daniel Napar.

Enfin, les services associés à la régulation et à la GTB proposées par les constructeurs, tels que la formation et les contrats de maintenances, prospèrent avec un chiffre d’affaires de 56,9 Mmillions d’euros en hausse de 7 %. Encore un domaine où la séparation théorique de l’industrie et les services est dépassée par la réalité.

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