Règles techniques

Recommandations Rage : les planchers mixtes bois-béton dans le neuf et en rénovation

Mots clés : Béton - Bois - Charpente

Les recommandations Rage « Mise en œuvre et isolation des planchers mixtes bois-béton », pour le neuf et la rénovation, se déclinent dans deux fascicules publiés en mars. D’abord conçues pour traiter de la mise en œuvre, elles vont bien au-delà, comme l’explique Rodolphe Maufront, responsable technique charpente-construction bois de l’Union des métiers du bois de la Fédération française du bâtiment, qui en a copiloté 
la rédaction.

 

Qu’appelle-t-on les « planchers mixtes bois-béton » ?

Il s’agit de poutres en bois et d’une dalle de béton intimement solidarisés par des séries de connecteurs de types très variables qui constituent un ouvrage unique aux qualités de portance, d’inertie thermique, d’isolation acoustique, voire de résistance au feu, particulièrement intéressantes. Ces ouvrages sont réalisables en construction neuve comme en rénovation. Dans ce dernier cas, d’ailleurs, ils permettent le maintien des poutres d’origine, dès lors que leur conservation et leurs caractéristiques ont été vérifiées pour cet usage. Cela s’avère avantageux dans les situations de nécessité de conservation historique ou, pour des raisons plus physiques, parce qu’ils butonnent les murs anciens.
L’ensemble solidarisé par les connecteurs se comporte comme un ouvrage à membrure basse (les poutres de bois) et haute (la dalle de béton). Il ne faut surtout pas confondre les planchers mixtes bois-béton avec les chapes et dalles rapportées sur des planchers en bois (*). Les premiers créent une section unique, les seconds consistent à superposer des ouvrages dont le comportement est très différent. Ces derniers ont également fait l’objet de recommandations Rage.

 

Des textes régissent-ils la conception et la réalisation de ces planchers mixtes ?

Pas pour l’alliance bois-béton, contrairement à celle métal-béton, traitée dans l’Eurocode 4. Les solutions, dont certaines existent depuis plusieurs dizaines d’années, sont propriétaires et ont tendance à être de plus en plus exploitées. Il était donc utile d’avancer dans la constitution d’un cadre mieux défini.
Pour autant, même si...

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