Logement

Rassemblées à Saint-Nazaire, les villes de la reconstruction se mobilisent

Mots clés : Conservation du patrimoine - Gestion et opérations immobilières - Gestion immobilière - Innovations - Rénovation d'ouvrage

Retours d’expériences, innovations, stratégies d’intervention…, 270 élus et professionnels de l’habitat ont participé au colloque organisé à Saint-Nazaire les 6 et 7 octobre derniers sur le patrimoine immobilier des années 50-70 des villes de la reconstruction.

Rassemblées au sein du club Prisme*, huit villes dites «reconstruites» ont un défi majeur à relever: celui de la modernisation de leur parc de logements édifié dans les années 50-70 et majoritairement régi par le régime de la copropriété privée. Impulser des rénovations d’ampleur pour permettre de combler l’écart de confort avec la construction neuve, insuffler de l’attractivité aux centres villes, «révéler» les qualités architecturales de ce vaste parc de logements, construit après la Seconde Guerre mondiale et aujourd’hui fragilisé: l’enjeu est de taille.

Si le colloque de 2013, organisé à Brest, avait déjà rassemblé des villes de toute la France, les discussions cette année ont intéressé encore davantage de collectivités telles que Paris, Grenoble, Lyon et sa proche banlieue ainsi que des communes de la région parisienne confrontées au vieillissement de leurs grands ensembles. «Il faut être en capacité de prévenir les problématiques liées au vieillissement du bâti et pas seulement intervenir de manière curative» a résumé Laurianne Deniaud, première adjointe de la Ville de Saint-Nazaire, lors de la restitution des travaux du colloque. «Des questions ont été soulevées, des solutions concrètes ont été abordées: les dispositifs d’accompagnement pour engager les copropriétés dans des projets de rénovation adaptés à leurs besoins et à leurs moyens; les aspects techniques avec notamment les modes innovants d’intervention en milieu habité; l’ingénierie financière qui est sans doute le point d’interrogation majeur car les outils annoncés peinent à se mettre en place et les moyens de nos collectivités sont plutôt appelés à se réduire».

Ces deux journées ont permis, en présence du député Daniel Goldberg, co-rapporteur de la loi Alur, de faire le point sur la prise en compte du patrimoine immobilier des années 50-70 dans les politiques nationales de l’habitat et la place des villes moyennes et des copropriétés dans ces dispositifs. Par ailleurs, les villes ont confirmé leur intention de rester actives au sein du club Prisme afin d’être force de proposition auprès de l’Etat et de l’Europe et inciter la puissance publique à les soutenir financièrement dans leurs projets. Nathalie Appéré, Présidente de l’Anah, l’a souligné: « grâce à ces rencontres, on progresse dans la connaissance de ce patrimoine qui comporte des enjeux urbains, économiques et de cohésion sociale». Enfin, les professionnels ont rappelé que ces rénovations d’ampleur prendront du temps. Une certitude: « il est indispensable d’expliquer, de faire participer les habitants, de construire avec eux le récit de leur ville et de leur transmettre l’amour de ce patrimoine sur lequel un regard nouveau est posé».

Le prochain rendez-vous aura lieu dans deux ans, mais le choix de la ville hôte n’a pas été confirmé.

 

 

*Brest métropole, Caen, Saint-Nazaire agglomération, Dunkerque communauté urbaine, Flers, Lorient agglomération, Rouen et Valenciennes.

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