Accessibilité

« Raisonner l’accessibilité dès l’amont des projets c’est la dynamique à impulser », Brigitte Thorin, déléguée ministérielle à l’accessibilité

Mots clés : Accessibilité - Gestion et opérations immobilières - Gouvernement - Handicap

Nommée le 1er juillet 2016 par les ministres de l’Environnement, et du Logement, la nouvelle déléguée ministérielle à l’accessibilité reprend le flambeau avec la délicate mission de réconcilier deux points de vue : celui des personnes handicapées qui ont vécu les dernières évolutions réglementaires comme un recul de leurs droits et celui des professionnels de l’immobilier et de la construction qui veulent faire exploser le carcan normatif. Elle compte sur son sens de la concertation et son bagage technique pour donner du sens à l’accessibilité et, en la rendant plus simple et plus abordable, en faire l’affaire de chacun.

Comment avez-vous été amenée à occuper ce poste ?

Brigitte Thorin : Si j’ai choisi ce poste, c’est sans doute parce que mon parcours m’y a préparé. Et qu’au surplus j’avais l’envie de participer à une belle aventure. J’ai une carrière qui a été balancée en deux temps. Une première partie très technique où j’ai fait du bâtiment et des travaux publics, de l’informatique de l’ingénierie de trafic et de l’exploitation de la route, suivie au début de ce siècle d’un engagement dans le domaine des ressources humaines. C’est d’ailleurs au cours de cette partie de ma carrière que j’ai abordé le monde du handicap par l’insertion des travailleurs en situation de handicap puisque j’étais responsable de la politique de prévention des deux ministères. Par la suite j’ai fait de la gestion du personnel et je me suis intéressée au recrutement et à la gestion de travailleurs en situation de handicap. Et à cette occasion-là, j’ai pu souvent dire que ce qui était important ce n’était pas de trouver des postes de travail pour des personnes handicapées mais de faire l’adéquation entre les compétences de ces personnes et les postes à tenir et qu’ensuite viendrait l’adaptation du poste de travail qui ne devrait alors plus poser aucun problème. J’avais l’habitude de dire qu’il fallait s’intéresser au plein du gruyère plutôt qu’aux trous du gruyère parce que finalement ça a beaucoup plus de goût ! Quand l’opportunité s’est présentée, j’ai donc  vu dans ce poste  la possibilité d’apporter mes compétences techniques acquises au cours de ma première partie de carrière, d’apporter mes compétences en matière de concertation qui a fait l’essentiel de ma deuxième carrière, et  de participer à un vrai enjeu de société qui est de garantir à toutes les personnes handicapées le plein exercice de leur citoyenneté, comme tout un chacun. Et ce faisant d’améliorer aussi la qualité d’usage de tous.

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