Réalisations

Qui veut sauver la Gloriette de Buffon ?

Au Jardin des Plantes de Paris (Ve), la Gloriette de Buffon est un monument emblématique du lieu. Mais le plus ancien édifice métallique de Paris a besoin d’un sérieux lifting qui reste à financer…

Intempéries, pollution, eaux stagnantes, etc. Toutes ont, au fil des années, détérioré les décors de la Gloriette de Buffon mais aussi fragilisé sa structure, la rendant dangereuse pour le public et obligeant le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) à en interdire l’accès. Sa restauration est aujourd’hui indispensable et le Muséum lancera le 10 mars un appel à contributions auprès du grand public pour aider à sauver la Gloriette!

Depuis 1635 – date de la création par Louis XIII du « Jardin royal des Plantes médicinales » – le Jardin des Plantes a évolué avec les besoins et les styles d’aménagements de chaque époque. La Gloriette de Buffon, érigée en 1786-1787, était à l’avant-garde et précède de 60 ans les œuvres de Victor Baltard. Située au sommet de la butte du Labyrinthe, la Gloriette l’une des plus anciennes « fabriques » du Jardin. Elle est inscrite depuis 1926 à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Constituée d’une armature en fer et d’un habillage composé de cinq métaux différents (bronze, cuivres jaune et rouge, laiton et or), elle s’élève sur plus de 9 mètres de hauteur. Etablie sur plan circulaire, elle présente huit colonnes au total et une sphère armillaire en fonte et cuivre à son sommet. L’ossature en fer, en grande partie, dissimulée sous un habillage formant les éléments de décors, est fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle.

La corrosion de la structure de fer est très importante, particulièrement au niveau de l’habillage des piédestaux de colonne, tandis qu’une perte de matière est observée au niveau des pieds de poteau, ce qui influe sur la bonne tenue mécanique de l’ensemble de la structure. L’habillage est également fortement altéré, avec des dépôts noirs causés par la pollution urbaine, des marques de corrosion, des zones perforées, des déformations des tôles du lanterneau et des graffitis sur les piédestaux et fûts de colonne. Enfin, la visserie d’assemblage est endommagée et une mauvaise évacuation des eaux au niveau du lanterneau a été mise en évidence. 

L’étude diagnostique et les préconisations ont été réalisées par François Botton, ACMH. La restauration du monument s’élève à 700000 €. Le Muséum prospecte des entreprises et, pour compléter le financement, lancera également un appel à participation auprès du grand public le 10 mars 2016 prochain…

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