Industrie/Négoce

« Question de fond » par Thierry Devige-Stewart

Le rachat par un fond d’investissement de la société présidée par Laurence Parisot est symptomatique. Il illustre une nouvelle fois la longueur d’avance que prennent les investisseurs sur les industriels et ce, au détriment des marchés.
En l’espèce, Optimum et ses 45 millions d’euros de chiffres d’affaires auraient très bien pu venir enrichir un de ses concurrents, et créer un vrai leader dans un secteur en plein essor. Mais à un Kazed, à un Sogal ou à un Coulidoor, la famille Parisot a préféré de purs financiers dont les business plans ne doivent pas excéder 5 ans.

A défaut de patriotisme économique – dont Laurence Parisot estime qu’il n’est pas la meilleure façon de créer de la croissance – la famille de la présidente du Medef aurait pu avoir un chauvinisme sectoriel.
Car à trop céder aux fonds d’investissements, on détricote le tissu industriel et son fil d’innovation tout en n’assurant pas assez la consolidation indispensable de certains marchés.

Thierry Devige-Stewart est chef de la rubrique Industrie, Négoce et Environnement du Moniteur.

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