Accessibilité

Quels besoins en accessibilité ? Demandez donc au facteur !

Mots clés : Accessibilité - Bâtiment d’habitation individuel - Service public

Le Groupe La Poste va tester opération de sensibilisation à l’accessibilité par ses facteurs. Une annonce faite sur le salon des séniors.

 

Lors d’une conférence dédiée au logement au salon des seniors à Paris, la directrice des services Silver Economy du Groupe La Poste Delphine Mallet a annoncé des tests prochains pour déterminer comment les facteurs pourraient proposer aux particuliers vieillissants un pré-diagnostic sur l’accessibilité de leur logement. « Nous regardons comment, avec une tablette tactile, ils pourraient effectuer une première sensibilisation », a-t-elle expliqué.

Sans se prononcer sur le bien-fondé des facteurs, sachant qu’une initiative antérieure autour de l’évaluation thermique avait suscité la controverse, tous les intervenants à cette table-ronde (Jean-Philippe Arnoux de Vita Confort, filiale de Lapeyre, mais aussi la Caisse des dépôts et consignations et la Caisse nationale d’assurance vieillesse, CNAV) ont souligné le besoin d’une étude préalable des besoins, bien plus utile qu’une décision dans l’urgence.

Lorsqu’une personne a pris le temps de comprendre son logement et les risques qu’il présente, elle peut étaler les travaux dans le temps et appréhender de façon globale son chantier. Cette démarche aura plus de chances de la maintenir longtemps chez elle que l’intervention décidée au lendemain d’une sortie de l’hôpital et qui se limite trop souvent à remplacer la baignoire par une douche. Le développement des labels d’entreprises (Handibat et sa petite soeur Silverbat, mais aussi Les Pros de l’accessibilité) identifient les bons interlocuteurs pour réaliser les travaux, avec la garantie d’un savoir-faire technique et d’une approche éthique de cette activité.

Autre argument avancé par Delphine Mallet, et qui souvent fait mouche auprès des personnes vieillissantes : la valorisation du patrimoine. Des travaux bien réfléchis, avec des produits non stigmatisants qui rendent toute la maison accessible et sécurisée sans rien retirer du confort et de l’esthétique, amélioreront la valeur du bien.

Autant d’arguments pour inciter les professionnels à développer leur activité sur ce marché qui, en dépit des aides de l’Anah et des caisses de retraite, reste assez timide. L’an dernier, seuls 16 000 logements privés ont fait l’objet de travaux pour l’autonomie. Un chiffre en hausse, mais bien loin de répondre aux enjeux du maintien à domicile.

 

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