Réalisations

Quel avenir pour les ascenseurs à portes battantes ?

Suite à la tragique chute d’un enfant de 4 ans et demi dans la cage d’ascenseur d’un immeuble de Strasbourg, le ministre de l’Equipement, Gilles de Robien, a demandé aux préfets de saisir les organismes HLM de leurs départements pour « examiner sans délais » les conditions de sécurité des ascenseurs. A l’aulne de ce fait divers, se pose en effet le problème des ascenseurs électrique monovitesse à portes battantes. « Ce sont ceux qui présentent le plus de risques, surtout dans des lieux où sévit le vandalisme », reconnaît Christian de Preux, le directeur des installations existantes chez Schindler, marque qui équipe l’immeuble de Strasbourg. « Nous incitons nos clients à transformer leurs installations avec des portes automatiques mais ce n’est qu’une recommandation. Le marché français vit donc un paradoxe où les installations neuves sont de plus en plus contrôlées et réglementées mais où il n’y a pas d’obligation de remise à niveau du parc existant « .

Pourtant, suite à un premier accident similaire en octobre 2001, le ministère de l’Equipement avait crée un groupe piloté par l’Afnor et chargé de recenser les risques liés au vieillissement du parc. Ce groupe a déterminé 19 critères de risque au premier rang desquels… la facilité de déverrouillage des ascenseurs à portes battantes.
Dernière élément pouvant aider à comprendre le drame: l’age de l’ascenseur. Alors que la durée de vie d’un tel appareil est de 25 ans, celui de Strasbourg avait 40 ans…

Thierry Devige-Stewart



Focus

Ce que dit la loi

Un arrêté interministériel du 11 mars 1977 oblige l’ensemble de ces ascensoristes à ne proposer à leurs clients que deux types de contrats de maintenance un contrat « normal » et un contrat « complet ».
Le contrat normal comprend les dépannages et les visites de sécurité périodiques de l’entreprise chargée de l’entretien : une visite par mois pour vérifier l’état des organes mécaniques, une visite semestrielle pour vérifier celui des câbles de traction et une visite annuelle pour procéder à la vérification des parachutes.
Le contrat complet comprend, en sus, la réparation des pièces usées par le fonctionnement de l’appareil (comme les câbles, le moteur, les freins) qui, dans ce cas-là, sont à la charge de la société d’ascenseurs.
Dans 80 % des cas, les syndics de copropriété choisissent le contrat complet.


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