Aménagement

Quatre ans après AZF, Toulouse regarde l’avenir

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a appelé à « regarder l’avenir, sans oublier la tragédie » qui a frappé la ville il y a quatre ans, lors de l’explosion de l’usine chimique AZF qui a fait 30 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001.

« Certains souffrent encore, il y a eu 70.000 dossiers de dégâts matériels, on compte 141 dossiers d’indemnisations corporelles non encore réglés sur 15.165, il faut les accompagner, mais cela signifie aussi que 99% des dossiers sont réglés, il ne faut pas parler que de ce qui est négatif », a déclaré M. Moudenc, lors d’une conférence de presse.
Le maire entend au contraire attirer l’attention sur les perspectives du futur cancéropôle, sur la mise en oeuvre du grand projet de ville (GPV) et de la zone franche urbaine (ZFU) créée dans les quartiers déshérités les plus touchés par l’explosion, sans oublier la création d’un casino (400 emplois) et d’une salle de spectacle à proximité, sur l’île du Ramier. « Tout cela représente une vision globale pour revaloriser une ville particulièrement éprouvée », a ajouté le maire.

M. Moudenc mise en particulier sur le cancéropôle qui doit s’installer, après dépollution, à partir de 2007 sur les terrains d’AZF et les terrains militaires voisins. Il attirerait à terme 4.000 emplois dont 2.200 chercheurs selon la mairie.
La mairie a confirmé que le projet, lancé par l’ancien maire Philippe Douste-Blazy en mars 2004, à la veille de son arrivée au ministère des affaires sociales, comprenait l’installation d’un hôpital de 300 lits et le regroupement des laboratoires de recherches publics et privés, notamment grâce à l’extension des installations de Sanofi-Synthelabo et l’implantation sur le site des laboratoires Pierre Fabre.

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