Transport et infrastructures

Qualité des routes: la France rétrogradée à la 7ème place

Mots clés : Réseau routier

Où s’arrêtera la chute ? En 2011, les routes françaises figuraient en pôle position (sur 140 pays) du classement mondial établi par le World Economic Forum en termes de qualité d’usage. Quatre ans plus tard, elles se retrouvent à la 7e place, en ayant perdu trois rangs en seulement un an.

 

Chaque année depuis 1979, le Forum économique mondial réalise une enquête qui compare la compétitivité globale de 140 pays dans le monde (The Global Competitiveness Report), offrant un aperçu de leur productivité et de leur prospérité.

Partie clé de ce rapport, l’« Executive Opinion Survey » évalue à travers un questionnaire l’opinion de 14 000 chefs d’entreprises de 134 pays (101 chefs d’entreprise pour la France) sur un large éventail de sujets pour lesquels les sources de données sont rares voire inexistantes à l’échelle mondiale.  

Parmi eux figure la qualité des infrastructures, et celle des routes en particulier.  La question posée est : « Dans votre pays, comment évaluez-vous la qualité des routes? ». Les répondants doivent répondre par une note située sur une échelle de 1 à 7, la note 1 correspondant à « extrêmement sous-développée-parmi les pires dans le monde » et la note 7 à « étendue et efficace-parmi les meilleures dans le monde ».

 

La France perd trois rangs en seulement un an

 

Alors que la France s’imposait encore en pole-position en termes de qualité des routes en 2011, elle se retrouve quatre ans plus tard à la 7ème place en ayant perdu trois rangs en seulement un an (voir tableau).  Ce déclassement progressif ne fait que confirmer les messages d’alertes qu’un certain nombre d’acteurs économiques –au premier rang desquels figurent les entreprises de travaux publics et les entreprises routières – dénoncent depuis plusieurs années déjà. Car alors que le réseau routier se dégrade, les investissements des maîtres d’ouvrage publics dans les actions d’entretien ont jusqu’ici dangereusement diminué, ce qui accélère encore la détérioration du réseau. En cinq ans, l’activité de l’industrie routière n’a-t-elle pas chuté de 30% ?!

 

Un niveau d’usure proche du point de rupture

 

Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), le martelait encore en février dernier, lors du Sommet mondial de l’entretien et de la préservation du patrimoine routier et du recyclage, à Paris : « il faut tenir un discours de vérité ! Le niveau d’usure de nos routes est proche du point de rupture. Nos routes sont au cœur de la compétitivité économique. Elles doivent devenir une priorité nationale». Jacques Tavernier, président de l’Union des syndicats de l’industrie routière française (Usirf) rappelait le même jour  la nécessité de « sensibiliser les décideurs politiques et de sanctuariser les dépenses d’entretien, en s’inspirant de ce qui se fait de mieux dans le monde. Comme le dit l’adage : mieux vaut prévenir que guérir. » Et le président de l’Usirf de rappeler le « précédent dramatique » du réseau ferroviaire.

 

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  • - Le

    Comme par hasard

    quelques jours seulement après le terrible accident d’autocar en Gironde, n’y aurait-il pas là un lien de cause à effet ? la question mérite d’être posée …
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  • - Le

    La France au premier rang

    Il reste quand même un domaine dans lequel nous sommes imbattables : le pessimisme… Nous ne sommes pas près d’être délogés, soyons optimistes à ce sujet.
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