Santé

Qualité de l’air intérieur : Norpac systématise ses mesures en logements

Mots clés : Air - Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP

La filiale de Bouygues Construction dans le Nord de la France surveille depuis plusieurs années la qualité de l’air de ses logements lors de la livraison. Une démarche qui devient systématique.

Norpac, filiale de Bouygues Construction dans le nord de la France, surveille de près depuis 2011 la qualité de l’air de ses logements. « Nous sommes dans une démarche d’industrialisation », explique Alexandre Garcin, responsable développement durable et innovation de l’entreprise. « Il est donc nécessaire que la construction soit la plus saine possible, même si pour l’instant assez peu de maîtres d’ouvrages sont sensibilisés à cette question. Dans ce but, nous sommes vigilants sur les émissions des produits de finition que nous mettons en œuvre ». Non seulement, l’entreprise choisit des matériaux a priori avec de faibles émission, mais en plus, elle teste les émissions dans l’air intérieur.

« Depuis 2011 nous utilisons les capteurs surfaciques de Tera Environnement. Il s’agit de tubes passifs qui mesurent les émissions à la surface des produits mis en œuvre. En additionnant les émissions surfaciques nous retrouvons par corrélation les teneurs de formaldéhyde et d’acétaldéhyde présents dans l’air intérieur. » Une démarche qui permet à la fois de mesurer la qualité de l’air dans les logements et d’identifier les sources d’émission.

Afin d’aller plus loin, Norpac travaille avec les Mines de Douai qui viennent de mettre au point un nouveau système de prélèvement. Ce dispositif identifie les composés organiques tels que benzène, toluène, xylène et 1,2,4-triméthylbenzène. « Des composés qu’on retrouve en général dans les parfums, les résines, le cuir et les additifs de carburant », précise Alexandre Garcin. Des mesures sont en cours dans quatre logements similaires, afin de pouvoir comparer les résultats des capteurs.

 

Programme de recherche

 

Par ailleurs, la filiale suisse de Bouygues Construction, Losinger-Marazzi, a mené entre 2011 et fin 2013 un programme de recherche en partenariat avec la Haute école en sciences appliquées de Berne, sur les processus de construction maîtrisés afin d’obtenir une bonne qualité de l’air intérieur. « Nous sommes partis du principe que la qualité de l’air intérieur est mauvaise à cause des matériaux mis en œuvre, or il ne s’agit pas uniquement des matériaux mais aussi de ce qui se passe pendant la mise en œuvre », résume Sylvain Giroud, qui suit le programme chez Losinger-Marazzi. « En réalité, l’enchaînement des étapes, la température, la ventilation et l’aération avant l’arrivée des occupants peuvent améliorer de façon significative la qualité de l’air intérieur avant l’arrivée des occupants ». Au-delà du bon sens, le projet de recherche a permis d’identifier des étapes clés et des processus qui seront approfondis dans une deuxième phase.

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