Santé

Qualité de l’air intérieur: des mesures en bureaux montrent l’inefficacité des plantes

Afin de mesurer in situ l’efficacité de plantes en pot, une expérimentation d’un an a été menée entre juin 2010 et juin 2011, dans les bureaux d’Inddigo, entreprise de conseil en développement durable. Cette étude semble confirmer celles déjà réalisées sur le sujet : « les plantes chez soi, c’est juste pour faire beau ».

En juin 2010, 54 plantes ont été installées dans 8 des 16 bureaux toulousains de la société Inddigo. La Lune Verte, entreprise de paysagistes d’intérieur, a accompagné la conception, la mise en place et l’entretien des plantes.

Inddigo, accompagné de Damien Cuny, pilote du programme national PHYTAIR, a mesuré l’évolution de la concentration de 28 polluants, dans les bureaux végétalisés et ceux sans plantes, lors des 4 campagnes, repartis sur un an. L’expérience a également été suivi par l’association Plant’Airpur qui regroupe des professionnels de tous secteurs (chercheurs, horticulteurs, entreprises…) afin d’engager et de soutenir les actions de recherche et de développement dans le domaine de l’assainissement de l’air par les plantes.

L’étude conclut que « le nombre de plantes utilisées (à la limite haute de ce que pouvaient accepter les occupants) et les espèces choisies (parmi les plus efficaces d’après les tests menés par la NASA dans les années 80) laissent à penser que les plantes en pot, sans système complémentaire, ne constituent pas une solution adaptée aux problèmes de qualité de l’air intérieur ».

 

Ces résultats rejoignent ceux rendus par le programme national PHYTAIR repris dans l’avis de l’ADEME de septembre 2011: « L’ensemble des essais d’exposition réalisés avec des sources multiples et complexes (type chauffage d’appoint, bâton d’encens et parquet en pin) ne permet pas de conclure quant à une potentielle efficacité des plantes sur l’élimination des polluants étudiés. »




Absence d’impact significatif des végétaux sur le bien-être général des occupants

 

 

En complément de son analyse comparative des polluants présents dans les bureaux tests et témoins, un suivi qualitatif a été mené par le biais de questionnaires. Les résultats laissent apparaitre une absence d’impact significatif des végétaux sur le bien-être général des occupants, le stress, les maux de tête, maux de gorge, confort thermique… « La seule différence notable entre les deux populations est relative à l’aspect visuel, explique l’étude. Suite à l’arrivée massive des plantes, la population active a salué le caractère plus agréable de ses bureaux. Mais cette impression s’est estompée rapidement avec l’habitude puisque, quelques mois plus tard, l’évaluation de la population active rejoignait celle de la population témoin ».

« Ces résultats ne permettent pas pour autant d’émettre des conclusions définitives, au regard du nombre trop faible de personnes interrogées, sur l’impact positif des plantes, précise l’étude. Néanmoins, tout au long de l’enquête, les salariés ont accueilli très favorablement la végétalisation de leurs bureaux, avec près de 90 % d’opinion favorable ».

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