Etat et collectivités

Projet de budget de Paris: hausse des impôts, poursuite de l’investissement

Bernard Gaudillère, adjoint PS aux Finances, a présenté jeudi 11 décembre le projet de budget de la Ville de Paris, d’un montant de 7,1 milliards d’euros, un projet qu’il a qualifié d' »à la fois ambitieux et prudent ».
Premier budget de la nouvelle mandature Delanoë, il majore de 9% les taux des quatre impôts directs locaux (taxe d’habitation, les deux taxes foncières et la taxe professionnelle). L’augmentation globale de la pression fiscale ne devant pas excéder 7,1%, selon M. Gaudillère.
Une taxe foncière départementale est également créée.
Après une stabilité des taux des impôts directs pendant la première mandature, ces hausses n’interviendront que dans les budgets 2009 et 2010.
Ce projet de budget devrait être adopté en début de semaine prochaine par le Conseil de Paris.
Il est marqué, selon la première adjointe Anne Hidalgo, par « la volonté de poursuivre l’investissement », notamment pour le logement (financement de 6.600 logements sociaux en 2009), les transports comme le prolongement du tramway jusqu’à la porte de la Chapelle, et de ne pas laisser filer les dépenses de fonctionnement. Celles ci augmentent de 2,3% au lieu de 4% les années précedentes. 1,6 milliard sera consacré à la solidarité.
Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 5,3 milliards d’euros (hors charges financières et charges exceptionnelles) et les dépenses d’investissement à 1,4 milliard.
La baisse des droits de mutation pour 2009 est évaluée par la mairie à 150 millions d’euros, de telle sorte que le produit attendu de la fiscalité immobilière devrait s’établir à 700 millions d’euros.
Cette année la mairie a décidé une « stabilité » du nombre d’emplois (48.156 agents de la Ville), en créant seulement 308.
« Nous n’avons aucun emprunt toxique » s’est félicité M. Gaudillère, soulignant que contrairement à d’autres collectivités, Paris n’avait « aucun problème pour continuer à emprunter ». La dette de Paris se montera à 2,32 milliards d’euros au 1er janvier 2009, chaque Parisien étant endetté à hauteur de 1.000 euros contre 3.200 pour les Marseillais, a-t-il dit.
La Ville affirme que « la dette de l’Etat envers les Parisiens s’élève à plus de 220 millions d’euros( essentiellement pour le RMI) et stigmatise son « désengagement ».
Mme Annick Lepetit, adjointe aux Transports, a appelé à une participation de l’Etat dans le prolongement du tramway des Maréchaux (coût global prévisionnel de 820 millions d’euros dont 410 millions pour la Ville), alors qu’il a participé au financement des tramways de Marseille ou de Strasbourg.

AFP

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