Aménagement

Projet commercial d’Aubervilliers : les promoteurs ne s’avouent pas vaincus

Alors que mardi 30 avril, le Tribunal administratif de Pontoise a annulé le permis de construire du centre commercial de la porte d’Aubervilliers, Les Entrepôts des magasins généraux de Paris (EMGP, groupe Caisse des dépôts), propriétaires des terrains où devait s’élever le centre, ont indiqué qu’ils continueraient à promouvoir un projet commercial sur ce site.
« Il y aura une suite, on ne peut pas laisser une friche industrielle de 18 hectares aux portes de Paris », a commenté le président des EMGP, Jean-Paul Dumortier.
« La nécessité d’un quartier commercial à cet endroit est avérée. Ce sont des terrains en friche industrielle depuis 4 ou 5 ans, avec des entrepôts obsolètes et très peu d’activité économique. Il doit s’y passer quelque chose, et il est de l’intérêt général d’y créer des commerces », a-t-il poursuivi.
« Nous nous concerterons avec les collectivités locales concernées, Aubervilliers mais aussi la Mairie de Paris, et nous verrons si nous déposons un projet modifié ou si nous faisons appel », a expliqué Jean-Paul Dumortier.
« Cette zone en friche pose des problèmes sur les plans de l’hygiène et de la sécurité. Un tel projet participe à la régénération du nord-est parisien », a-t-il commenté, se disant « très surpris » de la décision du tribunal.

Le projet, soutenu par la ville Aubervilliers mais contesté par des associations de commerçants et la Mairie de Paris, portait sur 52 000 m2 de surface de vente, dont un Carrefour de 12 000 m2, et un parking de 4 500 places.
Selon les professionnels, un hyper de cette taille crée 600 à 700 emplois et rapporte à la commune en taxe professionnelle plus d’un million d’euros par an.

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