Entreprises de BTP

Prix Moniteur de la Construction 2017: les lauréats du Nord

Depuis 2001, les Prix Moniteur de la Construction récompensent des PME indépendantes, souvent familiales, qui conjuguent performances économiques et sociales. Parmi les 28 entreprises régionales distinguées dans toute la France, dans quatre catégories différentes — clos-couvert, second œuvre, équipement technique et travaux publics —, quatre sont implantées dans le Nord, dont Courants électriques forts et faibles (Ceff), lauréat national dans la catégorie « Equipement technique ».

Ceff, lauréat national Equipement technique

Créée en 1978 sous forme de société coopérative et participative (Scop), l’entreprise Courants électriques forts et faibles (Ceff) est organisée autour de quatre métiers: distribution électrique, courants faibles, électricité industrielle et automatisme. «Infrastructures, industrie, tertiaire et énergie… Nous travaillons dans de nombreux secteurs et pour de nombreux clients comme Aéroports de Paris, Sanofi, Storengy, CPCU (réseau de chaleur de Paris) ou GRTgaz. En plus des grands travaux, l’entreprise se diversifie autour de la maintenance courante avec le rachat en 2004 d’une société dédiée à cette activité», résume Philippe Millon, directeur général (DG) de l’entreprise. Née en Picardie, la Scop a aussi largement étendu son emprise géographique avec l’ouverture d’une agence en Ile-de-France au Blanc-Mesnil en 1993 et une en Normandie à Lillebonne il y a deux ans. «Nous avons aussi un projet de croissance externe en région parisienne avec pour objectif de renforcer notre implantation sur Paris et sa petite couronne en couvrant mieux l’ouest et le sud du secteur» projette le DG, qui rappelle que l’entreprise réalise déjà 50% de son activité en région parisienne. Si la plupart des salariés rentrent chez eux le soir, la Scop développe aussi une activité «grands déplacements» pour laquelle les salariés partent pour la semaine. «Nos concurrents de tous les jours ce sont les grands groupes nationaux. Nous restons une alternative car nous avons la taille suffisante pour traiter de gros projets. De plus, le statut de Scop nous protège du rachat par ces grands groupes», souligne Philippe Millon.

– Compiègne (Oise)

– 139 salariés

– 19,9 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Entreprise Cousin, lauréat Clos-couvert

Père et fils. C’est un duo qui représente l’entreprise Cousin, désormais spécialisée en étanchéité. «Je me suis installé en nom propre en 1966 à Brissay-Choigny (Aisne). Je ne connaissais pas le métier, j’ai appris sur le tas. Notre principale activité était alors la couverture traditionnelle: zinc, tuiles… En 1991, nous avons créé la SA avec des bureaux à Saint-Quentin», explique James Cousin, le père de Christophe Cousin avec qui il dirige encore l’entreprise à 73 ans. C’est en 1982, CAP de couverture en poche et après un rapide passage dans l’armée, que Christophe rejoint l’entreprise familiale.« A partir de 1992, nous avons commencé à faire de plus en plus d’étanchéité et de moins en moins de couverture. En quatre ou cinq ans, le rapport entre les deux s’est inversé. Notre activité se concentre désormais majoritairement sur l’étanchéité traditionnelle en bitume, les membranes PVC représentant moins de 7% de ces chantiers», note Christophe Cousin. Son père ajoute: « Nous sommes à la fois bureau d’études et conducteur de travaux. Nous connaissons le métier sur le bout des doigts.» En 2001, l’entreprise a réalisé plusieurs chantiers dans la métropole lilloise. «Nous avons suivi un bailleur avec lequel nous travaillions. Nous avons ouvert dans la foulée un bureau dans le Nord, à Neuville-en-Ferrain, bureau ensuite transféré à Linselles. Aujourd’hui, 60% de notre activité est réalisée dans la métropole», explique Christophe Cousin. Le commissariat de Villeneuve-d’Ascq et l’école de police de Roubaix ont notamment bénéficié du savoir-faire familial.

– Saint-Quentin (Aisne)

– 15 salariés

– 4,2 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Cristal Fenêtres, lauréat Second œuvre

«J’ai de la chance de pouvoir m’appuyer énormément sur l’expérience de mon père, qui a créé sa société de vérandas à partir de rien; société aujourd’hui revendue. C’est avec lui que j’ai lancé Cristal Fenêtres en 2002. J’avais choisi le secteur des fenêtres car j’avais constaté que peu d’entreprises faisaient ce travail sérieusement», résume Louis-Pascal Agneray, dirigeant de la PME. En 2003, père et fils décident de racheter une petite entreprise de menuiserie de Valenciennes: « Obsolète mais aux compétences humaines formidables. C’est mon frère Charles, ingénieur productique, qui a pris la direction de la production basée à Bailleul via la SAS CFP, propriété de Cristal Fenêtres», note le patron dont 90% du marché se concentre sur la rénovation avec menuiseries en PVC et alu. L’entreprise pose entre 3 000 et 4 000 fenêtres par an. «Nous visons le haut de gamme et facturons nos prestations au bon prix afin que les clients aient la meilleure qualité. Pour atteindre cette qualité à tous les niveaux, nous avons mis en place des procédures très rodées et surtout nous misons sur les compétences des salariés. Pour les garder, nous les payons bien et une partie de la rémunération est proportionnelle à la qualité de leur travail. Nous n’avons pas de turnover et nos clients sont satisfaits», met en avant Louis-Pascal Agneray, qui ajoute beaucoup travailler grâce au bouche à oreille. En quinze ans, Cristal Fenêtres a ouvert cinq agences, les deux plus importantes se situant à Nieppe (59) et à Marly (59) «Tout nous appartient. Nous avançons doucement mais sûrement», conclut le directeur.

– Bailleul (Nord)

– 46 salariés

– 5,7 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Pivetta BTP, lauréat Travaux publics

«La réussite d’une entreprise tient essentiellement à la qualité des hommes qui la composent. Je n’ai pas de salariés, que des collègues ou des compagnons.», souligne Antoine Kula, dirigeant de l’entreprise Pivetta BTP. Après un DUT de génie civil, un passage dans un grand groupe, puis dans une petite entreprise de TP qu’il tente en vain de racheter, Antoine Kula reprend en 2002 Pivetta BTP. L’entreprise créée en 1970, qui officiait essentiellement dans l’enfouissement de réseaux, comportait une activité bâtiment. «J’ai voulu l’arrêter, mais un ami architecte m’a fait remarquer qu’il serait dommage de perdre les compétences exceptionnelles présentes. Du coup j’ai gardé cette branche devenue, quelques années plus tard, une filiale à part: Pivetta Bâtiment qui réalise 4,5 millions d’euros de CA.»Les deux entreprises partagent les cinq mêmes valeurs fortes: famille, bonheur, proximité relationnelle, respect et efficacité. «Il faut être heureux de venir au travail. Pouvoir dire quand on rencontre un problème familial pour ne pas venir stressé. Pour garder la proximité relationnelle, nous effectuons l’essentiel de nos chantiers dans un rayon de 30 km. Il faut se battre pour être les meilleurs et respecter le client. Les compagnons doivent aussi se respecter entre eux. Nous sommes fiers d’être des gars des TP. Enfin, l’efficacité. Chacun sait ce qu’il a à faire. Je pardonne beaucoup de choses, mais pas le travail mal fait», résume le patron qui, à 52 ans, prépare déjà sereinement la succession de ses entreprises à ses trois bras droits.

– Thourotte (Oise)

– 44 salariés

– 6,3 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Prix Moniteur de la construction 2017: consultez le palmarès complet et revivez les temps forts de la cérémonie !

 

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