Entreprises de BTP

Prix Moniteur de la Construction 2017: les lauréats de Méditerranée

Depuis 2001, les Prix Moniteur de la Construction récompensent des PME indépendantes, souvent familiales, qui conjuguent performances économiques et sociales. Parmi les 28 entreprises régionales distinguées dans toute la France, dans quatre catégories différentes — clos-couvert, second œuvre, équipement technique et travaux publics —, quatre sont situées en Méditerranée, dont la Société de travaux Alpes Méditerranée (Stam), lauréate national dans la catégorie « Clos-couvert.

Stam, lauréat national Clos-couvert

La Société de travaux Alpes Méditerranée (Stam) porte bien son nom. Fondée en 2000 par Jean-Louis Queyras et Bruno Verny, la PME fonctionne comme les habitants de ce territoire de haute montagne, qui de tout temps sont descendus dans la plaine chercher du travail. Elle intervient ainsi sur un vaste territoire, d’Antibes à Montpellier, réalisant des logements, des villas d’architectes, des restructurations d’hôtels… Depuis dix ans, elle a un bureau à Marseille où elle construit le programme mixte de 546 logements, La Calanque, conçu par Jean Nouvel. Liés depuis quarante ans par une solide amitié, les deux fondateurs partagent le souhait d’une entreprise à taille humaine qui les a conduits à limiter l’effectif et à utiliser l’intérim, «un moyen pour s’adapter au marché», explique Jean-Louis Queyras. L’autre point commun est l’intérêt pour les projets techniques complexes. Entreprise tous corps d’état, la Stam fonctionne avec une équipe composée d’une dizaine de conducteurs de travaux et d’une quinzaine de chefs de chantier qui ont appris à suivre un projet du bureau d’études à sa réalisation.« Le chantier, on le traite de A à Z. Nous attachons beaucoup d’importance à la relation directe. C’est le bouche à oreille qui fait notre commerce», martèle Jean-Louis Queyras. Agés de plus de 60 ans, les deux hommes ont préparé la transmission. Le futur dirigeant est d’ailleurs désigné. Il s’agit de Guillaume, le fils aîné de Jean-Louis Queyras. Issu de l’ESTP et titulaire d’un master de Sup de Co, il dirige l’agence de Marseille. Il sera secondé par les deux fils de Bruno Verny.

– Guillestre (Hautes-Alpes)

– 80 salariés

– 44 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Everest Isolation, lauréat Second œuvre

Pull tricoté à la main, boule à zéro, les poignets chargés de bracelets… le look de Philippe Million, le gérant d’Everest Isolation, n’est pas banal. Sa conduite de la SARL, spécialisée dans l’isolation, ne l’est pas non plus. Soucieux du bien-être de ses salariés, il propose massage, cours de yoga, soins d’un ostéopathe… «Nos techniciens et commerciaux sont toujours sur la route. Nous gérons 7 000 chantiers par an. Il faut prévenir avant de soigner», affirme-t-il. Chez Everest Isolation, le bien-être passe aussi par une bonne rémunération et la redistribution d’un quart du résultat. Créée en 1999, Everest Isolation est baptisée ainsi en hommage à la montagne que Philippe Million a gravi plusieurs fois. L’homme, âgé de 59 ans, est un passionné d’escalade. Une passion qu’il partage. La cagnotte, alimentée tous les mois à hauteur de 45 euros par les salariés qui souhaitent grimper au Népal et complétée par l’entreprise, a permis à une dizaine d’entre eux de s’y envoler en novembre. Maîtrisant toutes les techniques de l’isolation, dont la projection de la mousse polyuréthane, l’entreprise utilise des matériaux traditionnels et biosourcés. En 2018, elle va attaquer les toitures végétalisées et proposer un répulsif naturel contre les rongeurs développé en interne avec une pharmacienne. Tout cela sur un territoire couvrant les régions Paca, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes. Travaillant en majorité pour les particuliers, l’entreprise espère, avec la reprise, rééquilibrer les activités du neuf et de la rénovation, l’objectif étant d’arriver à 50/50.

– Orange (Vaucluse)

– 36 salariés

– 6,1 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

SLSG, lauréat Equipement technique

Créée en 1987, la Société littoral service général (SLSG) est dirigée depuis cinq ans par François de Oliveira. Entré dans l’entreprise comme technicien électricien, il a gravi un à un les échelons avant de racheter la SARL à son ancien patron. Spécialisée dans les courants forts et faibles, les portails et les garages automatiques, la SARL travaille à 100% dans la rénovation et la maintenance avec une clientèle fidèle de syndics de copropriété sur un territoire allant de Nice (Alpes-Maritimes) à Saint-Raphaël (Var). Depuis un an, elle développe une activité de climatisation et a recruté pour cela un technicien spécialisé. François de Oliveira réfléchit aussi à mettre au point un contrat d’entretien global avec un système de forfait. L’avenir passe par un changement d’organisation. SLSG a emménagé en début d’année dans de nouveaux locaux à Grasse. Elle a aussi noué un partenariat avec l’OPPBTP pour l’accompagner dans l’élaboration de son document unique et de son PPSPS. Et, en septembre, tous les techniciens ont renouvelé leur habilitation électrique. François de Oliveira et son bras droit, Lionel Martins, démarreront par ailleurs en janvier un stage de management avec le groupement d’entreprises Gesec. «L’audit nous aidera à cerner les points de progression en interne», précise le dirigeant. Cela permettra de former deux techniciens à des postes de conducteur de travaux. «Nous émettons jusqu’à 700 factures par mois et établissons jusqu’à 3 000 devis par an. Il faut améliorer les délais d’intervention et dégager du temps pour les démarches commerciales», conclut-il.

– Grasse (Alpes-Maritimes)

– 30 salariés

– 3,2 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Gil Travaux Publics (Gil TP), lauréat Travaux publics

GIL Travaux publics, entreprise maîtrisant tous les métiers de VRD, est l’exemple d’une transmission réfléchie. Hervé Castinel, gérant de 1999 à décembre 2016, et Gérard Leseur, le repreneur, ont en effet choisi de travailler ensemble pendant cinq ans pour qu’elle se fasse en douceur. A l’origine de ce passage de témoin, la volonté d’Hervé Castinel et Evelyne Belotti, son associée chargée des finances, de passer la main. Pour Gérard Leseur, qui avait vendu en 2016 son groupe spécialisé dans l’énergie à Veolia, l’heure n’était pas encore venue d’arrêter. Le président national du Réseau Entreprendre a donc cherché une activité dans un domaine différent. La reprise de GIL TP était une opportunité à saisir.« Mon objectif est de créer une chaîne complète qui limite l’impact sur l’environnement», précise Gérard Leseur, qui vise un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2018. A cet effet, il a créé une société holding qui chapeaute GIL TP, mais aussi Urbavar et SMETP, respectivement spécialisées dans l’aménagement urbain et le terrassement-démolition. Ces développements s’accompagneront de recrutements qui nécessiteront de passer d’une gestion qu’Hervé Castinel reconnaît paternaliste à un management laissant plus de place aux initiatives. C’est pourquoi, à la fin de l’année, le capital sera ouvert aux cadres. Un carnet de commandes pour 2018 rempli à 80% laisse présager de beaux jours pour la SARL, dont la moitié de l’activité se concentre sur Marseille, entre clients privés et collectivités.

– Istres (Bouches-du-Rhône)

– 85 salariés

– 20 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Prix Moniteur de la construction 2017: consultez le palmarès complet et revivez les temps forts de la cérémonie !

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X