Energie

Prix 2012 énergies citoyennes : une formidable envie d’écologie… sur le terrain

Mots clés : Collectivités locales - Elections - Entreprise du BTP - Gaz

Absente de la campagne électorale, l’écologie ? Peut-être. Sur le terrain, les collectivités ont repris la main. La preuve en a été donnée encore mercredi avec la remise du Prix 2012 énergies citoyennes (1) initié il y a trois ans par Cofely. Pour Jérôme Tolot, directeur général adjoint de GDF Suez, interrogé par lemoniteur.fr, « la vague de fond est là ».

C’est dans le prestigieux Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) qu’a eu lieu le 4 avril la remise, pour la troisième année consécutive, de ce Prix. L’occasion de « prendre la température » sur le terrain, alors que tout un chacun dénonce l’absence des notions d’écologie ou de développement durable dans la campagne électorale. A un point qui est « même dramatique », a regretté la navigatrice Catherine Chabaud, également membre du CESE. Le Conseil, lui, réfléchit à « une auto-saisine sur la transition énergétique », tout en planchant sur un autre avis sur l’efficacité énergétique.

Pour Jérôme Tolot, le directeur général adjoint de GDF Suez, il ne s’agit là que d’un « tempo dans la vie des choses », comme il y en a parfois, d’autres préoccupations prenant, en ces temps difficiles, le pas sur ces questions qui, il n’en doute pas, reviendront très vite au premier plan de l’actualité. Dans les collectivités, nous dit-il, « nous constatons une mobilisation qui n’arrête pas de se renforcer. Nous sommes en outre très impressionnés par le niveau de compétences de nos interlocuteurs avec lesquels nous avons aujourd’hui un vrai dialogue de professionnels ».
Le prix énergies citoyennes représente pour le groupe « une très belle vitrine qui met en valeur des réalisations exemplaires dans le domaine de l’efficacité énergétique et, comme c’est notre métier, nous sommes attachés à son développement », ajoute-t-il. Au point que l’initiative va être dupliquée aux Pays-Bas, en Belgique, en Italie « et sans doute dans d’autres pays ».

L’examen des dossiers (60 déposés, 28 retenus) montre le chemin parcouru en peu de temps, explique de son côté, Catherine Ricou, directeur Marketing de Cofely. « Il y a trois ans, on parlait diagnostic énergétique », une notion aujourd’hui dépassée. Il s’agit maintenant de « faire preuve d’exemplarité » en intégrant de plus en plus d’énergies renouvelables, en instaurant un pilotage, et non plus un suivi, des consommations, en s’appliquant à trouver des solutions à la précarité énergétique.

Président du Jury 2012, 1er adjoint au Maire de Grenoble, en tant que représentant de Michel Destot, président de l’Association des maires des grandes villes de France, Jérôme Safar l’affirme : les collectivités, quelle que soit leur taille, doivent répondre à ce souci des citoyens qui est désormais de « savoir comment l’énergie est produite, connaître la traçabilité de ce qu’ils consomment : c’est une révolution fondamentale ».

Plus question, donc, de se laisser piéger par une question énergétique traitée parfois « de façon anxiogène, binaire » : « les actions territoriales et locales en France montrent bien que les élus vont jouer un rôle essentiel » dans les réponses à apporter. Ne leur reste plus, pour montrer jusqu’au bout leur engagement, qu’à s’engager dans des actions innovantes, préconise-t-il.

Le jury a finalement sélectionné 8 lauréats, attribué 3 prix « coups de cœur » et décerné un prix des Internautes. L’exemplarité est là : à Breuillet, petite commune du Sud de l’Essonne par exemple, où la mairie incite les habitants à se lancer dans des économies d’énergie en leur consentant, en échange, une diminution de la taxe foncière ; au Puy-en-Velay aussi, où sera inaugurée le 9 juin la première piscine HQE de France (22 % d’économie sur la consommation d’énergie, 60 % sur celle d’eau) et où toutes les recettes générées par les 4 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques installés sur les toits de la ville seront réinjectées dans l’isolation des bâtiments publics.

Pour Jérôme Tolot, les prix ainsi remis permettent aux collectivités d’échanger entre elles, « fertilisent le débat dans les communes et ont un impact important vis-à-vis des populations ». D’autant que, comme l’observe un élu, « si la planète y trouve son compte, les finances publiques aussi ».

   

 

(1) La Gazette des Communes et Le Courrier des Maires, du groupe Moniteur, sont partenaires de l’événement depuis cette année

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