Emploi / Formation

Prime d’activité, travaux dangereux : François Rebsamen défend l’apprentissage

Mots clés : Apprentissage - Apprentissages - Gouvernement - Travail

Après trois séquences d’échanges entre apprentis et sénateurs, le ministre du Travail François Rebsamen a fait l’éloge de cette voie de formation et de la politique du Gouvernement en sa faveur en côture des XVe Assises sénatoriales de l’apprentissage.

« Dès le 5 mai, l’employeur n’aura plus à demander à l’Inspection du travail une autorisation pour les travaux dits dangereux », a rappelé François Rebsamen, ministre du Travail, en clôture des XVe Assises de l’apprentissage le 4 mars. Il lui suffira d’une déclaration allégée, à condition que l’apprenti ait été préalablement formé au travail en sécurité, soit au CFA, soit par l’entreprise. Une évolution très attendue par le secteur, qui fait de la lourdeur réglementaire l’une des causes principales du repli du nombre d’apprentis enregistré ces dernières années, en particulier dans le BTP.

 

Prime pour l’emploi et RSA activité

 

Autre confirmation ministérielle, celle des propos tenus le matin-même dans la presse : François Rebsamen militera dans les semaines qui viennent pour que le nouveau dispositif, né de la fusion annoncée par Manuel Valls de la prime pour l’emploi et du RSA activité, soit aussi ouvert aux apprentis. « Parce que vous êtes des actifs », a souligné le ministre, dans un discours en forme d’éloge à l’apprentissage, considérée comme une voie de formation d’excellence mais aussi de voie d’intégration à la République.

 

Lenteur

 

Dans les débats qui ont précédé le discours de François Rebsamen, le président du Sénat Gérard Larcher, celui de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA) et les sénateurs ayant participé aux tables-rondes ont toutefois souligné le retard français. Répondant à une question d’un apprenti sur la prise en charge du logement et du transport de l’apprenti lorsque le CFA et l’entreprise sont éloignés l’un de l’autre (et parfois aussi de la résidence principale du jeune), l’ancien ministre de l’Artisanat et président du Conseil régional de Bourgogne François Patriat a d’ailleurs rappelé que les mêmes questions se posaient déjà lorsqu’il était aux affaires, dans le Gouvernement Jospin. Une mise en perspective qui relativise les déclarations d’amour à l’apprentissage, passage obligé de tous les responsables politiques.

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