Collectivités territoriales

Présidentielle 2017 : Comment les candidats voient l’avenir des collectivités

Mots clés : Elections - Etat et collectivités locales

Les collectivités se sont invitées dans la campagne présidentielle. De nombreux rendez-vous ont été organisés depuis début 2017, afin que les principaux candidats exposent leur vision pour l’avenir des territoires. Des programmes parfois radicalement divergents.

Organisation territoriale

François Fillon

Fustigeant en de nombreuses occasions les dernières réformes territoriales, « contre-performantes » et réalisées « sans vision », le candidat des Républicains est favorable à une stabilité. La raison : « Nous ne pouvons pas tout faire. Une réforme institutionnelle va nous passionner. Mais pendant ce temps-là, nous ne nous occuperons pas du reste. Or, mon quinquennat sera placé sous le signe du redressement économique », a-t-il expliqué devant l’Association des départements de France (ADF). Il abandonne sa volonté de passer à 7000 communes pour laisser la possibilité aux différents échelons territoriaux de s’organiser et de fusionner sur la base du volontariat.

Benoît Hamon

Le candidat du Parti socialiste estime également qu’une « pause est nécessaire » dans les réformes, le temps que tous les décrets soient passés. « La clarté se crée dans la durée, a-t-il déclaré devant l’Association des maires de France (AMF), le 22 mars. Ce qui ne signifie pas qu’il faut rester inerte. » Le tout est de laisser l’initiative aux territoires là encore.

Marine Le Pen

Marine Le Pen, elle, est pour une « révolution de la proximité », en concentrant l’organisation sur trois niveaux : communes-départements-Etat. Un système qui doit permettre de renforcer chaque échelon et de clarifier les compétences. Intercommunalités et régions seraient donc amenés à disparaître. « Mais cela n’empêchera pas des regroupements intercommunaux dans certains domaines, s’ils ont du sens », a fait valoir le sénateur-maire David Rachline, représentant la candidate devant l’AMF. Le Front National veut également marquer un coup d’arrêt à la métropolisation.

Emmanuel Macron

Comme François Fillon, Emmanuel Macron prône plutôt une stabilité institutionnelle, tout en évoquant des ajustements possibles. Devant ADF, il a confirmé vouloir réduire leur nombre d’un quart d’ici à 2022, assurant que le mouvement ne serait « ni mécanique, ni unilatéral ». Lors du Forum TP, il a développé sa...

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