Collectivités territoriales

Présidence de région: dans le Grand Est, Philippe Richert prône la gestion de proximité

Mots clés : Décentralisation - Etat et collectivités locales

Elu sans surprise président de la nouvelle région Alsace – Champagne-Ardenne – Lorraine (Acal), Philippe Richert (Les Républicains) mise sur une version locale de la décentralisation pour piloter au mieux l’immense territoire dont il prend les commandes à l’Est.

Le message politique des élections a visiblement été entendu à l’Est. Dans son discours d’investiture lundi, le nouveau président d’Acal (en attendant de trouver un nom plus heureux) s’est dit conscient du «sentiment d’abandon et de déréliction des territoires ruraux». Pour le battre en brèche, le lancement d’un «Pacte ruralité» est l’une des premières mesures annoncées, dont il faudra déterminer le contenu pour qu’il réponde à son objectif d’«enrayer la fermeture des services publics les uns après les autres» et la disparition des commerces et autres activités.

Dans le même esprit, Philippe Richert entend mettre en place une gestion aussi décentralisée que possible. Elle reposera sur des «services régionaux territorialisés» dotés d’un «pouvoir de décision effectif sans que tout doive remonter au siège», souligne-t-il. Le mode opératoire se calquera probablement sur les antennes territoriales de proximité qui fonctionnaient – bien – à l’échelle de l’Alsace.

 

Ferroviaire, routes et haut débit

 

Au chapitre des investissements, les transports ferroviaires et les routes sont confirmés comme prioritaires. Pour les premiers, la Champagne-Ardenne espère qu’elle signifiera le déblocage du vieux dossier, chiffré autour de 300 millions d’euros, de l’électrification de la ligne Paris-Bâle à hauteur de Troyes depuis la Seine-et-Marne. Quant aux routes, «la réalisation des infrastructures stratégiques» figure au programme de l’équipe Richert. Une catégorie dans laquelle se rangent sans nul doute le «Grand contournement ouest de Strasbourg» (GCO) – 500 millions d’euros confiés à Vinci – et l’A31bis en Lorraine (entre 1,1 à 1,4 milliard d’euros) mais c’est l’Etat qui a la main, pour finaliser le contrat de concession à Strasbourg et lancer les travaux lorrains sous maîtrise d’ouvrage de la Dreal

Autre axe majeur mis en exergue lundi, le développement du numérique doit participer, selon le nouveau président, de l’aménagement équilibré du territoire. Pour l’Alsace, il impliquera 400 millions d’euros de travaux pour la construction d’un réseau à très haut débit sous le pilotage de NGE.

 

Focus

Les élus à suivre pour le BTP

Christine Guillemy, vice-présidente «infrastructures de transport» (maire de Chaumont, Haute-Marne)

David Valence, président de la commission «transports et déplacements» (maire de Saint-Dié-des-Vosges, Vosges)

Marc Sebeyran, vice-président «commande publique» (adjoint au maire de Troyes, Aube)

Patrick Thil, président de la commission d’appel d’offres (Metz, Moselle)

Franck Leroy, vice-président «transition énergétique» (maire d’Epernay, Marne)

Christian Guirlinger, président de la commission «environnement» (Lorraine)

Atissa Hibour, présidente de la commission «lycées» (Bar-le-Duc, Meuse)

Sylvain Waserman, président de la commission «développement économique» (directeur général du distributeur de gaz strasbourgeois Réseau GDS, Alsace)

 

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