Profession

Première rencontre entre l’Unsfa et son ministère de tutelle

Mots clés : Apprentissages - Architecte - Architecture - Gouvernement - Lutte contre l'exclusion

Marie-Françoise Manière, présidente de l’Union française des syndicats d’architectes (Unsfa) a rencontré, le 17 juillet, Romane Sarfati, conseillère en architecture d’Aurélie Filippetti. Au centre des discussions, le seuil de recours à l’architecte, la formation des professionnels ou encore la revalorisation des missions de l’architecte.

 Après Lionel Carli, le président de l’Ordre des Architectes, c’est au tour de Marie-Françoise Manière, présidente de l’Union française des syndicats d’architectes (Unsfa) de réclamer l’abrogation de la réforme de la surface de plancher. La présidente de l’Unsfa a en effet eu l’occasion de présenter les doléances de son syndicat, le 17 juillet, lors d’une rencontre avec Romane Sarfati, conseillère en architecture auprès de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

 

Lancement d’une mission d’inspection et d’analyse sur l’impact du décret

 

Première préoccupation donc, la réforme de la surface de plancher : « Nous avons réclamé, soit  l’abrogation du décret du 7 mai 2012 sur la surface du seuil de recours à architecte, soit le passage de 170 m² de Shon en 150 m² de surface de plancher », indique Marie-Françoise Manière. La conseillère en architecture aurait assuré que la ministre de la Culture a écrit en ce sens au Premier ministre. D’autre part, Aurélie Filippetti envisagerait de lancer une mission d’inspection et d’analyse sur l’impact du décret. Dans le même ordre d’idée, l’Unsfa demande au gouvernement de « mesurer l’impact du remplacement des demandes de permis de construire par de simples déclarations préalables pour les extensions de 40 m² de surface de plancher et en cas de percements d’ouvertures dans des bâtiments existants ».

 

« Projet de formation continue rendu obligatoire »

 

L’Unsfa en a aussi profité pour faire le point sur la formation des architectes.  Devant l’inquiétude des « moyens indigents accordés à l’enseignement de l’architecture et des conséquences inquiétantes pour l’avenir de la profession », Romane Sarfati s’est engagée à rencontrer le collège des directeurs d’écoles cette semaine et à diligenter une enquête précise par ses services. Au-delà, la conseillère de la ministre a proposé à l’Unsfa d’élaborer un projet de formation continue obligatoire pour le soumettre à la ministre.

 

« Redonner à l’architecture sa qualité d’intérêt public »

 

Mais la réunion avec la conseillère n’aurait pas été complète sans évoquer la conjoncture économique. Marie-Françoise Manière s’est montrée très critique quant aux différentes formes de partenariat publics privé. « Dans ce type de marchés, l’architecte perd son indépendance et son rôle de garant de la commande publique, regrette la présidente de l’Unsfa. Nous demandons à notre ministère de tutelle de nous soutenir auprès du ministère des Finances afin de revenir à des montages d’opérations plus vertueux et de redonner à l’architecture sa qualité d’intérêt public. » Enfin, l’Unsfa a sollicité Aurélie Filippetti pour lutter contre les prix bas. « Par exemple en encourageant des formes de mises en concurrence dont le prix ne soit plus le seul ou le principal critère de sélection, explique Marie-Françoise Manière. Et ainsi promouvoir l’information des maîtres d’ouvrage sur la valeur des prestations intellectuelles de maîtrise d’œuvre architecturale ».

En attendant, l’Unsfa espère qu’Aurélie Filippetti montrera tout l’intérêt qu’elle porte à la profession d’architecte en participant à son congrès du 25 au 27 octobre à Nice.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
  • - Le

    pouvoir sans borgne ??

    quel pouvoir ? le pouvoir des architectes .. il est nul .. nous sommes devenu une variable négligeable … à négliger .. voir négligé quand il n’y aura plus d’Architecte .. il sera temps de pleurer quand le paysage français déjà mal en point … ne vaudra plus rien !
    Signaler un abus
  • - Le

    Toujours plus de pouvoir...

    « Un pouvoir sans borne ne serait être légitime » Montesquieu
    Signaler un abus
  • Commenter cet article
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X