Chantiers

Première pierre du générateur d’activités des Landes de Juzan à Anglet

Mots clés : Etat et collectivités locales - Innovations - Lieux de travail

L’agglomération de la côte basque Adour (ACBA) vient de lancer la construction d’une pépinière d’entreprises qui se veut également cluster d’activités liées au bâtiment et à l’innovation.

Situé à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) sur le campus universitaire et d’activités de l’agglomération Côte Basque Adour (ACBA), dit «Les Landes de Juzan», le futur générateur d’activités va accueillir d’ici quelques mois les jeunes entreprises innovantes, qui allient recherche universitaire et savoir faire industriel. C’est en quelque sorte une spécialité locale, puisqu’on trouve également, dans ces Landes de Juzan, le centre technologique Nobatek, les compagnons du Tour de France, le lycée Cantau, l’école d’ingénieur Isa BTP et un campus, tous spécialisés dans le bâtiment et l’innovation.

Le bâtiment du générateur d’activités bénéficiera des dernières avancées technologiques pour le rendre économe, ergonomique et modulable. Bien sûr doté d’une double certification environnementale Breeam et HQE, tout en visant, ce qui n’est pas courant pour un bâtiment de cette ampleur, l’objectif Bepos. Le cabinet d’architectes Guiraud-Manenc (Bayonne, Bordeaux, Paris), assure la conception du projet.

Mais au fait, qu’est ce qu’un générateur d’activités ? D’abord un lieu de recherches pour les métiers de l’éco-construction. Qui on l’aura compris, sont une spécialité locale des Landes de Juzan. Le bâtiment fonctionne en autoconsommation grâce à un système photovoltaïque. Et il tire partie des atouts environnementaux du site dans lequel il s’insère avec minutie. Mais l’essentiel tient sans doute dans sa modularité et sa performance en terme d’ergonomie et d’énergie. Antoine Guiraud, architecte explique sa démarche: « nous avons conçu un bâtiment «caméléon», une architecture évolutive, qui peut s’adapter à la demande. Car le générateur est à la fois une pépinière d’entreprises, mais aussi un cluster d’activités, où vont se regrouper des acteurs du bâtiment et de l’innovation. On y trouvera donc non seulement des bureaux mais aussi une halle de montage de prototypes, des ateliers et des locaux adaptés à l’imprimante 3D. L’objectif est de permettre des échanges et des partages professionnels dans un même bâtiment.

«La structure sur une base béton contribue à l’inertie du bâtiment passif, ainsi que son orientation, et les façades protégées par des brise-soleil différenciés selon leur orientation. Le béton plancher stocke les calories et frigories» explique l’architecte.

 

Une architecture bioclimatique

 

«Pas de climatisation active l’été, mais un balayage d’air dans l’atrium, qui est le cœur du bâtiment, qui relie les activités dans lesquels tous les espaces communiquent. L’atrium sert de cheminée d’aspiration et d’espace tampon pour aérer, avec des fenêtres occultantes, ce qui assure au bâtiment un confort d’été, sans apport d’énergie. Comme tous les espaces de travail, ateliers et de détente communiquent, par un jeu de cloisons vitrées. Les ouvrants intérieurs et extérieurs assurent une circulation d’air vers l’atrium, été comme hiver. Côté matériaux, la charpente et la structure sont en bois. Les murs rideaux sur une ossature bois sont constitués de parois de verre ou de panneaux de métal. Les vêtures intérieures sont en bois. Bref, le bilan carbone est positif» précise l’architecte Antoine Guiraud. L’essence choisie est le pin Douglas, expurgé d’aubier pour l’usage extérieur. L’origine du bois est également précisée pour la certification Breeam: des pins européens provenant des forêts du nord et d’Europe centrale.

Autre atout, issu d’un vrai travail de conception, la modularité du bâtiment, qui se veut évolutif. «Nous avons opté pour des cloisons modulaires en parement bois et vitrées sur une ossature métallique qui constituent les trames de base. Tous les réseaux forts faibles et la ventilation mécanique réglementaire sont calés sur la trame, de 3 m sur 5 environ, qui se répercute en façade extérieure. On peut ainsi organise l’espace par bureau de 15 m² pour une personne qui dispose d’une porte vers l’intérieur et l’extérieur sur la coursive. Aucune prise ou éléments techniques ne sont insérés dans les cloisons, mais dans des boîtiers au sol, espacés selon la trame. «Cette trame est très modulable, pour permettre d’organiser des bureaux à 2 à 5 personnes ou des open space. Au sol, on trouve régulièrement des arrivées pour les attentes électriques, les câbles RJ45, et en plafond, le calepinage régulier du faux plafond acoustique, et les ventilo-convecteurs sont calibrés de manière régulière. Avantage évident: une reprise d’air par bureau d’une personne, et deux pour un bureau plus grand. Le jeu des portes est également flexible» précise l’architecte.

La façade des bureaux s’ouvre généreusement vers la nature à l’Est. Des coursives filantes extérieures ouvrent sur le paysage boisé du campus et pourront favoriser les échanges informels. «On est dans l’interdisciplinaire, la recherche, l’atrium est un forum ouvert aux échanges, un lieu de partage de service».

En résumé, ce générateur d’activités dévoilera d’ici le printemps prochain toutes ses possibilités, y compris l’organisation prévue de conférences et rencontres à l’échelle régionale.

 

 

Fiche technique

Programme: bureaux et halles techniques

Localisation: Anglet (64)

Maîtrise d’ouvrage: agglomération Côte Basque Adour

Superficie: 1 799 m2 SDP

Budget: 3 170 000 € HT

Calendrier: démarrage chantier mars 2015; livraison, avril 2016

Architecte: Guiraud – Manenc

Mission: base + complémentaires

Bureaux d’études: Terrell (structure et enveloppe); Betiko (économie); Carte Atlantique (fluides); Anteis (ergonomie); IMS (VRD); AI Environnement (HQE)

Paysagiste: Trouillot Hermel

Contexte: friche urbaine boisée avec site naturel protégé

Structure: mixte bois béton – construction en zone sismique classe 2

Energie: Bepos, certifications HQE et Breeam

Chantier: pieux profond 18 m & dépollution des sols

Principales entreprises: Eiffage (VRD); Etchart Sas (gros œuvre, fondations); Guichard (aménagements paysagers); Lamecol (bardage bois, charpente); Sarec (étanchéité, panneaux solaires); Labastère (menuiseries extérieures); Housset métal (serrurerie); MCE (menuiserie bois); MPM (plâtrerie, faux plafonds); Atrium (cloisons modulaires); Lino-Tapis (revêtements); Arrambide (électricité alarme); Ayphassorho (chauffage, ventilation, plomberie); Iumana (ascenseur); Idelot et Fils (peinture).

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X