Energie

Première convention de partenariat entre RTE et l’AMF

L’association des maires de France (AMF) et RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité, viennent de signer une convention de partenariat par laquelle ils s’engagent à mettre en place des actions conjointes relatives au transport d’électricité.
« L’intérêt de cette convention n’est pas que juridique », estime Jacques Pélissard, président de l’AMF. « Elle instaure la culture du dialogue entre nos deux organisations, la culture du partenariat ». « En premier lieu, il s’agit de mieux informer les maires », explique Dominique Maillard, président du directoire de RTE. « Les maires sont des relais d’opinion cruciaux, ce sont des interlocuteurs naturels et légitimes. Ils seront donc prioritairement informés d’éventuels délestages et les schémas régionaux de développement du réseau leur seront présentés ». Autre clé de collaboration : en cas de déséquilibre structurel de l’offre et de la demande en électricité, des mesures de maîtrise de la consommation pourront être lancées. C’est d’ailleurs déjà le cas en Bretagne où RTE a initié un appel « citoyen » à la modération des consommations en période de pointe.

Enterrer ou pas?
Le troisième axe de collaboration possible concerne l’aménagement du territoire. Dominique Maillard a profité de l’occasion pour rappeler que la mise en souterrain des lignes n’était pas toujours la meilleure solution. « Nous n’avons pas de position dogmatique sur le sujet mais il faut bien savoir que des difficultés techniques existent pour la très haute tension (225 et 400 kV) et qu’il faut réserver la mise en souterrain aux zones sensibles, soit en terme de densité de population ou en cas de zone paysagère très particulière. S’agissant des lignes 63.000 et 90.000 V, 50% des lignes nouvelles sont enterrées. Ce qui permet, au final, de diminuer le linéaire aérien de 100 kilomètres par an ».
Haut-débit
La convention prévoit également que la filiale de RTE baptisée Arteria informera les maires des possibilités offertes par son réseau de fibres optiques, installé sur les lignes électriques. « Ce réseau a été déployé pour les besoins propres de RTE », précise Dominique Maillard. « Il ne s’agit pas de se positionner en concurrent des opérateurs mais bien de valoriser les capacités excédentaires de notre réseau dans la mesure où cela peut simplifier l’accès au haut débit ». « Pour les communes, le raccordement au haut débit est de première importance », ajoute Jacques Pélissard. « Si nous avons l’opportunité de bénéficier d’installations existantes, pourquoi ne pas saisir cette opportunité ? »

Champs magnétiques
Notons enfin que la première action concrète du partenariat entre l’AMF et RTE concerne les champs électromagnétiques. RTE propose de mettre à disposition des maires un document d’information, ainsi qu’un dispositif pratique et indépendant de réponse à des demandes de mesures de champs magnétiques dans les lieux de vie proches des lignes à haute et très haute tension. « Ce sujet est souvent très passionné, indique Dominique Maillard. RTE s’engage aujourd’hui à un devoir de transparence vis-à-vis des maires ». Après une pré-analyse des dossiers, des mesures pourront être réalisées par un laboratoire indépendant et « RTE fera en sorte que le financement ne soit pas un frein à la réalisation de mesures de champs magnétiques ».

Julien Beideler

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