Logement

Pourquoi les taux d’intérêt ne sont pas près de remonter

Mois après mois, les taux d’intérêt accordés par les banques explosent les records historiques. Depuis qu’ils sont mesurés, ils n’ont jamais été aussi bas. Et le Brexit pourrait même les faire reculer.

Chaque mois, les taux d’intérêt ne cessent d’atteindre des « records historiques ». Et le mois de juillet n’échappe pas à la règle. Durant le septième mois de l’année, les taux d’intérêt moyens se sont fixés à 1,55% (contre 1,66% en juin 2016) pour une durée moyenne de 17,42 ans, selon l’observatoire Crédit Logement / CSA. « Cette baisse soutient la demande, contribuant à une nette amélioration de la solvabilité, juge-t-on à l’observatoire. La baisse des taux intervenue depuis octobre 2015 est équivalente à une baisse des prix de 6%. »

En conséquence, les primo-accédants ne prennent pas de vacances et restent présents sur le marché de l’immobilier. En juillet, plus de 40% des acheteurs étaient des primo-accédants selon le courtier en crédit immobilier Cafpi. D’ailleurs, la tendance à la baisse des taux devrait se poursuivre. « Pas de remontée de taux à l’horizon, confirme Jérôme Robin, président et fondateur du courtier en crédit immobilier Vousfinancer.com. Sous l’impact du Brexit, nous pourrions même assister à de nouvelles baisses de taux en septembre, car la baisse des taux d’emprunt d’Etat va donner de la latitude aux banques qui souhaitent baisser leurs taux pendant un mois traditionnellement riche en transactions immobilières. On pourrait alors descendre pour certains profils à un nouveau plancher à 1,10 ou 1 % sur 20 ans. »

Seule ombre au tableau pour le secteur du bâtiment, l’observatoire Crédit Logement / CSA note une augmentation du coût des opérations immobilières réalisées dans le neuf (+2,7% sur les 7 premiers mois de l’année 2016, en glissement annuel). « Et dans le même temps, les revenus des ménages qui réalisent ces opérations ne progressent que très lentement, (+0,4% sur les 7 premiers mois de l’année 2016, en glissement annuel) », indique-t-on à l’observatoire. Les promoteurs immobiliers doivent donc veiller à tenir leurs prix de sortie au risque de gripper la machine.

 

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