Culture

Pour un été très «archi», c’est par ici

Mots clés : Architecture

Même au beau milieu de l’été, l’agenda est chargé… «Le Moniteur» a épluché le calendrier des manifestations et expositions et dressé une sélection teintée d’architecture. Une liste aussi peu exhaustive que parfaitement subjective.

Chez Corbu

Charles-Edouard Jeanneret, alias Le Corbusier, est toujours une valeur sûre et on pourrait passer son été rien qu’à sillonner les routes de Cités radieuses en chapelle de Ronchamp. A Marseille, sur le toit de la maison de ce fada, il est devenu rituel que la terrasse rebaptisée Mamo (pour «Marseille modulor») reçoive un artiste, à l’invitation du designer Ora Ito. Cet été, l’exposition «Ici» qui se tient jusqu’au 1er octobre est signée Jean-Pierre Raynaud.

A la Villa Savoye, à Poissy (Yvelines), Le Corbusier préfère héberger pour l’été son confrère russe Konstantin Melnikov. Une exposition de photographies fait dialoguer jusqu’au 17 septembre les œuvres des deux architectes. Et permet de rappeler au passage qu’ils s’étaient rencontrés en 1925.

Sur la colline Notre-Dame du Haut à Ronchamp (Haute-Saône), couronnée par la chapelle construite en 1955 mais aussi par le monastère Sainte-Claire réalisé par Renzo Piano en 2011, la période du 31 juillet au 7 août accueillera la manifestation «Musique aux 4 horizons». Des visites guidées du site sont par ailleurs proposées.

Et si jamais une visite à Le Corbusier se révèle impossible, on pourra toujours aller présenter ses hommages à l’une de ses connaissances et voisines de Roquebrune-Cap-Martin. C’est tout près du célèbre Cabanon de l’architecte, qu’Eileen Grey réalisa, avec l’aide Jean Badovici, sa propre villa «E 1027». Les deux lieux se visitent et, jusqu’au 30 octobre, une exposition est en outre dédiée à l’architecte irlandaise.

 

Intervilles

D’un côté, le quai de Southampton, la plage et ses cabanes, Auguste Perret et les bassins. De l’autre la Loire, les ducs de Bretagne et leur château et l’île de Nantes. Cet été, qui du Havre et des manifestations organisées pour son 500e anniversaire ou de Nantes et de ses annuelles interventions d’artistes emportera l’adhésion du public? Le match entre Un été au Havre (jusqu’au 5 novembre) et Le Voyage à Nantes (jusqu’au 27 août) est de toute façon arbitré par le même directeur artistique, Jean Blaise.

Sinon, les vacanciers peuvent mettre cap au sud-ouest, vers Bordeaux. Le lancement de la ligne à grande vitesse (LGV) début juillet est en effet célébré par la saison culturelle «Paysages Bordeaux 2017», jusqu’au 25 octobre. Diverses expositions se déroulent dans toute la ville avec, en point d’orgue des manifestations, la 7e édition de la biennale d’architecture, d’urbanisme et de design Agora, du 14 au 24 septembre 2017.

 

 

Tellement clichés

Jusqu’au 17 septembre, le couvent des Jacobins de Toulouse accueille les œuvres de huit artistes européens. Point commun ? Ils travaillent tous à photographier des églises. L’exposition «Le ciel devant soi» permet donc une découverte du patrimoine religieux.

Photographe, le déjà paysagiste-botaniste-écrivain Gilles Clément l’est aussi. A Saint-Antoine (Côtes-d’Armor) du 29 juillet au 20 août, il expose donc les clichés qu’il a rapportés de ses voyages, dans le cadre de la manifestation Lieux mouvants.

 

En chantier

Au monastère de Brou, à Bourg-en-Bresse (Ain), le bas-côté sud de l’église bénéficie de travaux de restauration. Quelle meilleure occasion pour s’intéresser aux artisans bâtisseurs qui, du Moyen Âge à aujourd’hui, ont mis la main à ce monument? Jusqu’au 31 décembre, l’exposition «Quel chantier!» refait l’histoire de leurs interventions.

Jusqu’au 24 septembre à Ungersheim (Haut-Rhin), l’écomusée d’Alsace s’intéresse lui aux expérimentations constructives en organisant pour la première fois le festival «Bàuistella». On peut y découvrir les solutions proposées lors d’un concours sur les architectures montables et démontables.

 

 

Et si vraiment…

… rien de tout cela ne devait convenir, la rédaction d’AMC a établi son propre palmarès de manifestations dédiées à l’architecture. Quant à ceux qui, en août, resterons au bureau, il leur reste la radio. Cette année encore, notre confrère David Abittan propose jusqu’au 28 août sa chronique «L’été archi» sur France Inter. Bon, c’est à 6h48 le samedi et le dimanche… On est donc en droit de préférer l’écouter en podcast. Parce que c’est l’été, tout de même.

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