Entreprises de BTP

Pour ses chantiers à venir, le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes adopte des pratiques responsables

Mots clés : Maîtrise d'ouvrage

Fort d’un important programme d’investissement sur les trois années à venir, le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes a souhaité conforter les entreprises locales en signant, mardi 23 juin, un protocole de bonnes pratiques avec la Fédération régionale du bâtiment.

D’ici 2018, le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes réalisera plus de 110 millions d’euros d’investissement localement, au travers de deux projets. La banque implantera son nouveau siège social sur la presqu’île à Grenoble. Une opération de 50 millions d’euros, conçue par l’agence Groupe-6, attendue pour 2017. Par ailleurs, elle entamera, sur trois ans, des travaux de rénovation de ses 200 agences. «Ces projets importants arrivaient dans une conjoncture difficile pour les entreprises de BTP. Nous voulions mettre en œuvre ce projet dans le respect des valeurs qui nous animent : proximité, responsabilité, solidarité», motive Emmanuel Barras, directeur général adjoint du Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes.

Fait rare, c’est le maître d’ouvrage qui s’est tourné vers la fédération BTP d’Isère puis vers l’instance régionale pour établir un cadre dans lequel ces projets pourraient être conduits par des entreprises locales, dans le respect de la libre concurrence et d’une éthique en matière sociale. «Autant la Fédération du Bâtiment a l’habitude de signer des protocoles de bonnes pratiques avec des maîtres d’ouvrage publics, des collectivités, des bailleurs sociaux, des grandes entreprises publiques, autant, il faut le reconnaître, une telle démarche d’un maître d’ouvrage privé est beaucoup moins fréquente, souligne Jacques Blanchet, président de la FFB Rhône-Alpes. C’est une initiative très appréciable, aussi, parce qu’elle s’inscrit dans une conjoncture particulièrement difficile. Depuis 2008, notre secteur du BTP a perdu 13 500 emplois nets sur l’ensemble du territoire rhônalpin».

Concrètement, le maître d’ouvrage qui assurera des modes de dévolution variés s’est engagé dans une politique d’achat vertueuse en éliminant systématiquement les offres anormalement basses, en introduisant une pondération du prix comprise entre 40% et 60% par rapport aux autres critères et en autorisant des variantes dans les offres. Ce protocole vise également la lutte contre le travail illégal et le respect de la sécurité sur les chantiers. «Nous nous engageons également sur le plan des délais de paiement comme à soutenir les trésoreries en mobilisant les créances», ajoute Emmanuel Barras.

Les parties prenantes se sont donné rendez-vous dans un an pour faire le suivi de ce protocole.

 

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