Réalisations

Pour le Louvre Abu Dhabi, dernière ligne droite avant ouverture

Mots clés : Architecte - Manifestations culturelles - Musées - galerie

Dans la capitale des Emirats arabes unis, les œuvres sont en cours d’installation dans les galeries du bâtiment spectaculaire conçu par l’architecte Jean Nouvel. Ce musée ouvrira au public le 11 novembre prochain.

En 2007, la France et Abu Dhabi passaient un accord pour la création d’un Louvre dans l’émirat. Aujourd’hui, le Louvre Abu Dhabi a surgi du sable et s’apprête à accueillir le public, à partir du 11 novembre prochain. A quelques semaines de la grande date, Jean-Luc Martinez, le président-directeur du Musée du Louvre, à Paris, l’assure : « concrétiser ce projet en seulement 10 ans est un exploit. » En effet, sur l’île de Saadiyat, en face du front de mer de la ville d’Abu Dhabi, il a fallu jeter les bases d’une institution neuves et alors sans collection. L’accord de 2007 portait d’ailleurs sur le prêt du nom du Louvre et celui d’œuvres issus de 13 musées français mais aussi d’un transfert d’expertise. Il a aussi fallu mener le chantier d’un édifice spectaculaire que Jean Nouvel avait imaginé dès la fin 2006.

 

Premier achevé

 

Cette année-là, l’architecte français venait d’achever le musée du Quai-Branly à Paris, quand il a été convié à prendre part à la création d’un grand district culturel dans l’émirat. Lui était ainsi confiée la mission de bâtir un musée de civilisations qui viendrait compléter tout un ensemble d’institutions culturelles. Aujourd’hui, Le Louvre est le premier achevé de ces établissements et, comme s’en est dit persuadé Jean-Luc Martinez lors d’une présentation au Louvre, à Paris, le 22 septembre, « ce bâtiment, à n’en pas douter deviendra une des images qui marquera notre époque, comme l’avait fait ici la pyramide de Peï. »

Il est probable en effet que le dôme exceptionnel imaginé par Jean Nouvel ne laissera pas indifférent. Plus qu’un bâtiment, l’architecte explique en effet avoir voulu créer une médina, composée par les différents volumes blancs des galeries du musée, et l’envelopper d’un micro-climat. Il a donc abrité sa ville culturelle sous un grand parasol. D’un diamètre, à sa base, de 180 m, il est formé par plusieurs épaisseurs de mantilles métalliques. Rappelant son souci permanent du contexte, Jean Nouvel s’est en effet souvenu que « la grande architecture arabe est toujours géométrie et lumière. A travers les couches superposées du dôme, un rayon de soleil se retrouvera parfois bloqué ou trouvera parfois son chemin. Ainsi des tâches lumineuses apparaîtront, puis disparaîtront. » Ce phénomène baptisé « Pluie de lumière » devrait apparaître comme une des œuvres majeures de la collection de ce nouveau musée. Son pouvoir d’attraction devrait en tout cas participer au succès qu’attend le Louvre Abu Dhabi.

 

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