Immobilier

Pour Alain Dinin (Nexity), le bâtiment construira 50 000 logements de moins qu’en 2017

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Gestion et opérations immobilières - Gouvernement

Le P-DG de Nexity, leader de la promotion immobilière, a pilonné la stratégie logement du gouvernement au micro d’Europe 1 ce vendredi 29 septembre au matin. Selon Alain Dinin, les mesures annoncées manquent de cohérence et vont plomber la construction.

Une nouvelle voix s’élève pour dénoncer la stratégie logement présentée la semaine passée par le gouvernement. C’est au micro d’Europe 1, que le P-DG de Nexity, Alain Dinin, a dénoncé l’impact négatif des mesures du plan logement.

D’abord, Alain Dinin regrette le projet de loi Logement attendu en décembre. « Quand Emmanuel Macron était candidat à l’élection présidentielle, il a dit qu’il ne toucherait pas au logement car c’est un secteur qui fonctionne bien », rappelle-t-il. Un regret d’autant plus fort, que pour le P-DG, « on a mis des mesures les unes à côté des autres sans plan d’ensemble. […] Elles pourraient s’expliquer à 4-5 ans mais l’effet immédiat va être extrêmement négatif sur l’ensemble de la chaîne du logement. »

 

Blois, Narbonne, Quimper « n’intéressent pas » le gouvernement

 

Bien qu’il concède le besoin de réformer le secteur, celui que l’on surnomme « l’autre ministre du Logement » regrette que les aides fiscales ciblent uniquement les zones tendues. « On est en train de dire à long terme que le développement économique et urbain n’est possible que dans les grandes villes. On explique aux maires de Blois, de Quimper, ou de Narbonne : votre ville ne m’intéresse pas. Aux petites entreprises du bâtiment [on leur dit] : débrouillez-vous », juge-t-il.

Autre déception : la coupe budgétaire d’1,7 milliard d’euros de l’APL. « On [leur] enlève [leur] chiffre d’affaires (à cause de la baisse des loyers attendue, ndlr) et [leur] trésorerie. Que va-t-il se passer ? Le logement social va se mettre à l’arrêt dans un certain nombre d’endroits, et on ne peut pas construire de logements libres si on ne fait pas de logements sociaux, cela s’appelle la loi SRU, etc. En France en 2019, on mettra en chantier 50 000 logements de moins qu’en 2017. »

Le P-DG pilonne également la suppression de l’APL accession. « On dit qu’il faut que les locataires achètent leur HLM et en même temps on leur supprime au 1er janvier l’APL accession. On interdit dans toutes les zones Anru à tous les jeunes qui gagnent moins de 2 500 euros de devenir propriétaire. Où est la logique ? »

 

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