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Pompes : KSB réinvente la roue

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Qualité de l'eau - eau potable

Équipements indispensables aux réseaux d’eau usée, les pompes submersibles ont la fâcheuse tendance à se boucher. Le constructeur KSB lance en 2016 une nouvelle série de roues qui devrait résoudre le problème. Il escompte attirer entre autres les gestionnaires de station d’épuration. 

Elle fêtera son 145e anniversaire en 2016 et pourtant la vénérable entreprise KSB n’a pas perdu son penchant pour l’innovation. En ce début d’année, le fabricant lance une nouvelle gamme de pompes submersibles destinées à l’assainissement. Ces modèles sont dotés d’une roue conçue pour éviter les colmatages ainsi que de moteurs à haut rendement.

Les pompes submersibles constituent le principal rouage des réseaux de traitement des eaux usées. Elles fournissent aux liquides une vitesse suffisante pour qu’ils circulent dans les canalisations. En France métropolitaine, territoire qui compte 19 688 stations d’épurations, le parc de machines installées se chiffre en centaine de milliers. Autant d’équipements susceptibles d’être remplacés chaque année.

 

Des lingettes perturbatrices

 

C’est ce marché du renouvellement de matériel que KSB espère séduire avec sa dernière création. « Le secteur de l’assainissement emploie surtout des pompes de faible puissance. Pour ces produits, les coûts de maintenance et d’exploitation représentent plus de la moitié du budget total. Nous devions donc trouver le moyen d’accroitre leur fiabilité », analyse Jean-Michel Robin, responsable des ventes pour l’eau de KSB France.

Le bouchage constitue le problème technique le plus récurrent pour les pompes centrifuges qui aspirent des eaux usées. Ces engins ont un fonctionnement similaire à celui d’un ventilateur : une roue à aubes en rotation brasse le fluide et lui fournit l’énergie nécessaire à son mouvement. Toutefois, le liquide charrie bien souvent de nombreux solides. Lorsqu’ils entrent en collision avec la roue, les plus solides peuvent l’endommager. Quant aux matériaux souples, comme les lingettes, ils sont découpés en plusieurs morceaux de tailles variées. Certains fragments restent à l’intérieur de la pompe, s’accumulent et finissent par la boucher.

 

Une roue anti-bouchage

 

Pour limiter ce désagrément, les ingénieurs de KSB se sont penchés sur la forme des roues. Le résultat de leurs recherches prend la forme d’une nouvelle série de cinq pièces, baptisée « max ». Le premier modèle de cette gamme, la roue vortex « F-max », sera vendu installé dans une pompe Amarex KRT du groupe. Il sera mis sur le marché début 2016. Les autres suivront au cours de l’année.

Adaptée aux petits débits, la roue vortex se compose d’une surface circulaire plane sur laquelle repose plusieurs aubes en forme d’arc de cercle. Ces dernières se rejoignent au centre. La création de KSB comporte deux aubes plus larges. Les solides disposent ainsi de plus d’espace pour circuler sans être happés par le mécanisme.

Par ailleurs, le composant est légèrement bombé au centre. Cet aspect empêche l’accumulation de débris au centre de la roue. Les vortex traditionnels génèrent peu de mouvement dans leur axe de rotation. Les lignettes et autres matières textiles se trouvent alors dans un espace aussi calme que l’œil d’un cyclone tropical. Elles stagnent et colmatent la pompe. « Ce produit écarte toute possibilité de bouchage, assure Nicolas Petit, chargé de la gamme Amarex au sein de KSB. En outre, il améliore les rendements de l’engin. »

 

Un service équivalent à prix réduit

 

En effet, ce changement de configuration optimise l’échange d’énergie entre la roue et le liquide. Le moteur qui entraine la pièce doit alors fournir moins d’effort. Pour un même usage, une pompe équipée d’un roue vortex « F-max » nécessitera un moteur d’une puissance moindre qu’un appareil avec une roue vortex standard. Cette diminution de puissance se répercute sur le prix d’achat. « De cette façon, le client acquerra un engin plus performant pour un prix inférieur à celui des modèles plus anciens », souligne Nicolas Petit.

Par ailleurs, la nouvelle Amarex KRT F-max est dotée d’un nouveau moteur électrique « très haut rendement ». Les équipes de KSB ont amélioré les rotors et les enroulements. Par conséquent, l’échauffement de la machine est réduit. Sa consommation diminue elle aussi. Avec l’ensemble de ces innovations, le constructeur avance des économies d’énergie comprises entre 15 et 30 % par rapport à ses pompes précédentes.

 

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