Bâtiment

Pomper le béton : une technique rentable

Mots clés : Béton

Le Syndicat national du pompage du béton a réalisé une enquête sur les méthodes de construction. Il en ressort que le pompage fait gagner en productivité.

En France 20% du béton prêt à l’emploi mis en œuvre l’est par une pompe à béton. En Allemagne, ou en Espagne, c’est 40%. Constatant cette faiblesse, le Syndicat national du pompage du béton (SNPB), qui est affilié à l’UNICEM (Union Nationale des Industries de Carrières et Matériaux) cherche des pistes pour promouvoir sa technique. Les ouvrages de génie civil y ayant systématiquement recours, c’est dans le bâtiment que se trouve le potentiel de progression. Or, en ce domaine, la France est atypique. Partout ailleurs, les voiles sont réalisés avec des coffrages modulaires à peau bois, mis en place pendant deux ou trois jours avant un gros coulage hebdomadaire, souvent réalisé le vendredi. Avec cette méthode, la pompe à béton s’impose.

En France on utilise des banches métalliques que l’on déplace, dans lesquelles on coule chaque jour de petites quantités de béton à l’aide d’une benne suspendue à une grue. La technique a fait ses preuves, Bouygues, Eiffage, Vinci ou Léon Grosse n’ont pas envie d’en changer, les pompes à béton restent au garage. Sauf pour le coulage de dalle…

 

Gain de temps, gain d’argent

 

« C’est dans la mise en oeuvre horizontale que nous pouvons apporter une réelle amélioration » argumente Jean-Marie Modica, vice-président du SNPB. Pour le démontrer le SNPB a fait réaliser au printemps 2015 une étude par un bureau d’étude indépendant. Celui-ci s’est penché sur trois types de bâtiments : un petit collectif en R+2, un collectif de taille moyenne (70 logements en R+5) et une maison individuelle. Dans le cas du petit collectif, le pompage du béton permet un gain sur le délai total de réalisation du gros œuvre de 9 % si les dalles, et rien que les dalles, sont pompées. Pour le chantier R+5 le gain est légèrement supérieur (+10%).

En ce qui concerne la maison individuelle, ces chantiers ne mobilisant que rarement une grue, le pompage du béton trouve vite son utilité en particulier lors de la réalisation de chape liquide. Ce gain en temps peut se convertir en gain financier si l’on considère un coût journalier moyen de 300 € par personne pour une entreprise de gros œuvre. « Les tarifs de nos prestations ne sont pas un frein à la diffusion de notre technique. Ce sont les habitudes qui nous empêchent de progresser » estime Jean-Marie Modica qui lance avec le SNPB une campagne de promotion. En France le pompage du béton est une activité pratiquée par 200 entreprises prestataires dotées d’un parc de 1500 machines dont l’intervention moyenne est un coulage de 25 m³.

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