Matériaux et équipements

Pompe à chaleur : encore quelques efforts en maintenance

Mots clés :

Chauffage - froid

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Matériel - Equipement de chantier

Organisée le 2 février, la 3e édition de la journée de la pompe à chaleur a mis en avant la réussite de ces appareils dans les constructions neuves. Deux intervenants y ont aussi inauguré un nouveau débat sur les difficultés actuelles ou futures liées à leur entretien.

Révélés le 1er février, les chiffres de vente de l’industrie climatique ont confirmé le succès des pompes à chaleur (PAC) dans les logements neufs. Le lendemain, l’Association française pour les pompes à chaleur (Afpac) reprenait la nouvelle lors de sa 3e journée de conférences dédiée à son équipement emblématique. Cependant, derrière ce succès certain, perçait l’inquiétude des installateurs. Leurs porte-paroles ont profité de la tribune pour questionner les constructeurs sur l’entretien de ces machines.

Jean-François Cerise, gérant de la société Cerise technique et représentant de l’Union de génie climatique et énergétique de France (UECF), lance la valse des doléances avec un premier temps consacré aux produits communicants. « Nous rencontrons des difficultés avec les PAC connectées. Certains appareils mis sur le marché manquent de maturité », affirme le chef d’entreprise.

Il poursuit son mouvement en direction des pièces détachées : « Elles restent trop coûteuses. Le client accepte mal qu’une carte électronique atteigne un prix comparable à celui de l’équipement, même si l’assurance règle la réparation. » Un spectateur s’empare du micro et souligne que lesdites assurances rechignent de plus en plus à couvrir ces dysfonctionnements électriques. Fin de la première danse. Les industriels présents dans la salle n’esquissent pas même un semblant de pirouette après ce soufflet.

 

La prolifération des fluides frigorifiques

 

Plus prospectif, l’appel de Serge Bressin, directeur général de l’entreprise Conditionair et président Ile-de-France du SNEFCCA (1), porte sur la multiplication probable des fluides frigorifiques. Le règlement européen « F-gas », entré en vigueur en 2015, impose des quotas de production progressifs pour tous les composés appartenant à la famille des hydrofluorocarbures (HFC). Le R-410A, le gaz employé par la majorité des PAC, appartient à cette catégorie. A terme, les fabricants évoquent la menace d’une pénurie. Ils expérimentent donc des alternatives. Les possibilités sont multiples : des HFC moins impactés par les quotas, des hydrofluoroléfines (HFO), des hydrocarbures (notamment le propane), le dioxyde de carbone ou bien encore l’ammoniac.

Serge Bressin craint que chaque constructeur choisisse un fluide différent. Les activités des entreprises de maintenance s’en trouveraient complexifiées. Elles devraient manipuler non plus une seule molécule, le R-410A, mais tout un éventail de composés aux conditions d’utilisation variées. « Vous imaginez des installateurs se balader avec une semi-remorque remplie de bonbonnes de gaz », tempête le président.

Pour éviter cette impasse, il propose que la filière s’accorde sur un nouveau fluide unique. « Le R-410A créait un consensus, pourquoi ne parviendrons-nous pas à une entente aujourd’hui ? », rétorque-t-il aux critiques de certains membres de l’assemblée. Accord ou pas, le règlement « F-gas » apparait bien comme l’obstacle majeur à la croissance des PAC.

(1) Syndicat national des entreprises du froid, d’équipements de cuisines professionnelles et du conditionnement de l’air.

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