Transport et infrastructures

Polémique autour de la gare TGV de Montpellier

Mots clés : Gares, aéroports - Transport ferroviaire

La nouvelle gare TGV de Montpellier, en voie d’achèvement, est au centre d’une polémique. Alors qu’un collectif d’associations conteste son utilité et sa localisation, la région Occitanie a décidé de suspendre son financement, estimant insuffisant le trafic annoncé par la SNCF à sa mise en service. La FRTP Languedoc-Roussillon, inquiète, appelle les élus à «faire bloc».

L’entreprise Fondeville, membre du groupement chargé de concevoir et de construire la nouvelle gare TGV de Montpellier La Mogère, engagera le 14 décembre les opérations de pose de la toiture. La nouvelle gare, qui doit entrer en service fin 2017, reste pourtant un sujet de polémique. Alors que le contrat de partenariat signé entre SNCF Réseau et un groupement associant Icade Promotion, Fondeville et Marc Mimram, est contesté par plusieurs associations, la région Occitanie a annoncé fin octobre son intention de suspendre ses paiements, après avoir appris que la nouvelle gare n’accueillerait en 2018 que quatre TGV par jour, et ce jusqu’à la mise en service de la gare de Nîmes Manduel, prévue au plus tôt en 2020. La présidente de la région, Carole Delga, estime en effet que la SNCF ne respecte par les engagements pris. «La SNCF s’était engagée lors de la contractualisation avec la région à faire circuler 22 trains par jour sur le contournement Nîmes-Montpellier, indiquait-elle le 28 novembre devant l’assemblée régionale. Avec quatre trains par jour, il n’y aura pas de report du trafic voyageurs de la gare Saint-Roch vers la gare de la Mogère. Or il est nécessaire de basculer une partie de ce trafic vers la nouvelle gare pour développer les trains du quotidien sur l’axe Lunel-Sète. Il n’est pas question d’engager de l’argent public dans un projet qui n’ait pas une finalité d’intérêt général.»

 

Professionnels dans l’incompréhension

 

Les atermoiements de la région inquiètent les professionnels des travaux publics. Dans un communiqué publié le 6 décembre, la FRTP Languedoc-Roussillon exprime «son incompréhension face à la suspension du financement de la gare de la Mogère». «Les gares de Manduel et La Mogère sont des équipements nécessaires, qui trouveront leur complète fonctionnalité dans la perspective de la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, argumente la fédération. Pour avoir davantage de TGV à la Mogère, il faut accélérer la mise en service de Manduel. A l’inverse, l’annonce faite par la région Occitanie de suspendre son financement à la construction de la gare de la Mogère alimente la remise en cause de la gare de Manduel. Elle est contraire à l’union nécessaire pour que la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan progresse dans l’agenda des financements nationaux et européens.»

Le prochain épisode se jouera le 14 décembre à Toulouse, avec la restitution des «états généraux du rail», vaste consultation engagée entre avril et juillet 2016 par la région pour définir ses priorités ferroviaires pour les vingt prochaines années.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X