Energie

Point de vue – « RGE…pas comme ça » s’explique

Mots clés : Démarche environnementale - Qualification des entreprises

Suite à notre article « RGE : ça coince », le collectif « RGE…pas comme ça », a tenu à préciser, en réponse aux positions de la FFB et de la Capeb et à la vive réaction d’Alain Maugard, président de Qualibat, sa position quant à l’éco-conditionnalité et à la qualification RGE.

Focus

L'article qui a tout déclenché

 

Le collectif RGE… pas comme ça ! a été créé à l’initiative du réseau Ecobâtir et de l’association Approche-écohabitat (Association Pour la PROmotion de la Construction et de l’Habitat Ecologiques). Leurs adhérents sont des entreprises, des associations et des particuliers qui militent depuis longtemps pour  promouvoir un habitat et des lieux de vie sains, économes en ressources, respectueux de l’environnement, des générations futures et de l’équité entre les peuples et qui n’ont pas attendu le Grenelle de l’environnement pour se préoccuper d’économies d’énergie ou de la qualité de leur travail.

Ce concept de « Garant de l’Environnement », nous l’attendions depuis longtemps, mais ce qui nous dérange dans le dispositif RGE, c’est :

– Qu’il nie les compétences acquises par les militants de l’écoconstruction en ne s’appuyant pas sur elles.

– Qu’il impose une formation aux économies d’énergie qui, même rebaptisée Rénov, ne garantit aucune montée en compétence des entreprises. En effet, quelqu’un peut-il prétendre qu’une formation de 3 jours ne tenant aucun compte des connaissances des personnes formées – ni de leur absence de connaissances – soit un moyen garanti d’élever le niveau de compétence des entreprises ? Bien sûr, on ne peut nier que l’acquisition par les entreprises de compétences supplémentaires soit un véritable pas en avant, simplement, nous ne nous faisons aucune illusion sur l’efficacité de la solution mise en œuvre.

–  Qu’il impose une qualification administrative qui pénalise sévèrement les petites entreprises.

–  Que cette qualification coûteuse en temps, en argent et en énergie va entraîner inévitablement la disqualification puis la disparition d’un grand nombre d’entreprises artisanales et, du même coup, la disparition du service de proximité qu’elles représentent.

– Qu’il crée un effet d’aubaine pour les entreprises qualifiées qui bénéficient ainsi d’une clientèle captive, ce qui risque peu de tirer les prix vers le bas.

Nous pensons qu’il est possible de faire beaucoup mieux avec les mêmes objectifs et la même enveloppe financière.

 

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