Energie

Plus de 2 Mds € nécessaires pour remplir l’objectif de la 3e période des Certificats d’économies d’énergie

Mots clés : Politique énergétique

Pour respecter l’objectif de la 3e période du dispositif des CEE, les obligés devront dépenser entre 2,1 et 2,8 milliards d’euros.

Pour respecter l’objectif de la 3e période du dispositif des CEE, les obligés devront dépenser entre 2,1 et 2,8 milliards d’euros, a rappelé Pascal Dupuis, chef du service climat et efficacité énergétique à la DGEC, en introduction du colloque organisé par Le Moniteur sur le sujet le 31 mars.

Il faut relativiser le prix actuel des CEE sur le marché spot, ce n’est qu’un indicateur, a-t-il précisé pour répondre à l’inquiétude des acteurs du marché tout en ajoutant que « les échanges ne sont pas obligatoires sur le spot » et que « les obligés peuvent faire les économies d’énergie où ils le souhaitent mais n’ont pas forcément besoin du marché ».

Forts de leurs expériences tirées des deux premières périodes et d’un stock à fin 2014 de 230 TWhcumac pour un objectif de 700 TWh cumac entre 2015 et 2017, les obligés présents lors de la première table-ronde étaient très sereins. Ainsi, Sorégies tout comme Bolloré Energie étaient confiants. Pourtant, pour ce dernier, l’objectif a été multiplié par deux entre la 2e et la 3e période. Petit bémol, d’un des trois grands obligés, Total, qui avec une multiplication par 3 de son obligation, se sent encore plus concerné par cette nouvelle période, et réclame de la visibilité et de la stabilité pour mettre en place les partenariats nécessaires à l’atteinte de son objectif.

 

Bâtiment

 

Face à un public plutôt spécialisé dans le bâtiment, les interventions ont également tourné autour des changements apportés par cette nouvelle période notamment la simplification des procédures ainsi que la révision des fiches. « Avec 2,5 milliards d’euros de travaux générés depuis 2006, les entreprises du bâtiment sont satisfaites du dispositif mais il reste des choses à améliorer, a souligné Jean Passini, président de la Commission environnement et construction durable à la FFB. Les entreprises ne se sont pas toutes approprié le système et les métiers du génie climatique étaient les plus impliqués mais avec la révision des fiches, la 3e période leur est moins favorable.» Ainsi, par exemple, le forfait CEE obtenu lors de la pose d’une chaudière à haute performance énergétique baisse de 52 % tandis que ceux pour l’isolation des combles et la pose de fenêtres complètes avec vitrage isolant augmentent respectivement de 25 % et de 35 %, a précisé Pierre Illenberger, délégué général du Club CEE de l’ATEE.

Après un 14e arrêté pris le 22 décembre 2014, qui révisait 115 fiches représentant 90 % des CEE délivrés pour n’en laisser que 89, un 15e arrêté révisant 20 fiches publié le 29 mars au Journal officiel (0,4 % des CEE délivrés), un 16e arrêté portant sur le remaniement de 31 fiches (4,6 % des CEE délivrées) passera au CSE mi-mai pour une publication fin mai. « Le travail se poursuivra régulièrement toute l’année pour aboutir à la révision des 305 fiches de la 2e période », a ajouté M. Illenberger.

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