Logement

Plus de 2 000 logements en cours de construction pour Polylogis

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Elections

Le bailleur social fait un point à mi année sur les constructions lancées depuis le début de l’année 2014. Le groupe, principalement basé en Ile-de-France, a également été impacté par les élections municipales de mars 2014 avec l’annulation de programmes de logements.

Le bailleur social Polylogis profite de la rentrée pour dresser son bilan à mi année. Au 31 juillet 2014, le groupe de 1 080 collaborateurs a livré 948 logements, 144 foyers et résidences pour personnes âgées et handicapées, et 171 foyers et résidences pour étudiants. En parallèle, la société principalement implantée en Ile-de-France, dénombre 640 mises en chantier, 2 337 logements en cours de construction et 44 acquisitions toujours sur les six premiers mois de l’année. Au total, son patrimoine se compose de 36 650 logements.

Alors que le monde HLM pointe les difficultés rencontrées à la suite des élections municipales, le bailleur social indique avoir également essuyé l’annulation de près de 500 logements programmés et le report de 190 habitations à la suite des élections de mars 2014. « Nous enregistrions un ralentissement des opérations à chaque élection, cette année, il y a eu beaucoup de changement dans les municipalités, le ralentissement a donc été plus important, tempère Daniel Biard, président du comité exécutif du groupe Polylogis. Il faut laisser les maires s’installer. Ils sont souvent plus jeunes, ils ont besoin de prendre le temps de définir leur politique du logement. Notre rôle consiste à aller les voir, pour les écouter afin de connaître leurs priorités. »

 

Libérer des habitations en Ile-de-France

 

Le bailleur social tente également de répondre à la problématique de la vacance locative (un phénomène enregistré en province) en encourageant les déménagements. « Nous avons lancé un mailing aux locataires de plus de 58 ans, proches de la retraite, et résidants en Ile-de-France pour leur expliquer que nous leur proposons des conditions facilitées pour vivre en province, mais toujours au sein de notre parc de logement, indique Daniel Biard. Nous pouvons, par exemple, les aider financièrement à déménager. Cela nous coûte moins cher que de construire de nouvelles habitations en zone tendue. Au total, 18 familles ont quitté leur logement et nous sommes en train de traiter la demande de 37 autres ménages. »

Dans les années à venir, Polylogis compte poursuivre son effort de construction principalement dans les zones tendues. « En Ile-de-France et dans les grandes agglomérations », précise Daniel Biard. Pour 2015, l’entreprise table sur 1.400 logements lancés et espère atteindre la barre des 1.900 habitations programmées en 2016 et en 2017.

 

Focus

Lancement d’un service de médiation pour LogiRep

Un champion d’escrime pour jouer les médiateurs et régler à l’amiable les tensions liées à l’octroi d’un logement social ? Le pari est lancé par Polylogis sur sa filiale LogiRep basée en Ile-de-France (hors Seine-et-Marne) et en Haute-Normandie. Pour y parvenir, le bailleur social a fait appel à Enzo Lefort, 23 ans, champion d’escrime et numéro 2 au classement mondial. « Cette démarche fait suite à l’affaire judiciaire intentée par SOS racisme, cela nous a amené à réfléchir, nous avons jugé qu’il aurait été possible de traiter ce dossier différemment, grâce à un service de médiation par exemple », explique Daniel Biard, président du comité exécutif du groupe Polylogis.

Ce service gratuit sera ouvert dès octobre 2014 pour traiter les litiges concernant l’attribution d’un logement social mais uniquement pour la fililale LogiRep. Pour bénéficier des services du médiateur, il faudra d’abord avoir saisi à deux reprises le service clientèle. A la troisième saisine, le service client proposera au réclamant de recourir à la médiation. Ce dernier devra alors remplir un formulaire, et l’adresser par courrier au médiateur. Fort de ces informations, Enzo Lefort disposera de 10 jours pour indiquer au ménage si la requête est recevable par son service. Si toutes les conditions sont réunies, le médiateur disposera d’un mois à compter de la réception de toutes les pièces nécessaires à l’étude du dossier pour rendre un avis et proposer une solution de règlement à l’amiable.

Pour rappel, des associations (SOS Racisme et La Maison des Potes) ont lancé une procédure en justice à l’encontre de la société Logirep en 2005, alors qu’un particulier s’est vu refuser un logement social. La commission d’attribution ayant motivé son refus par un besoin de « mixité sociale » dans l’immeuble. La société a écopé de 20 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir établi un « fichage ethnique » de ses locataires et a dû verser 10 000 euros de dommages et intérêt aux parties civiles.  Toutefois, le tribunal a considéré que LogiRep n’était pas responsable du refus d’attribution du logement.

 

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