Profession

Plus belle réussite, plus grand regret… Jacques Ferrier, architecte et ingénieur

Mots clés : Architecte - Architecture - Conception - Démarche environnementale - Maison individuelle

Architecte et ingénieur, Jacques Ferrier (né en 1959 à Limoux) a réalisé de nombreux projets en France et à l’international. Féru de recherche (projet de bureaux « Concept Office », tour « Hypergreen », etc.), il est également le défenseur d’une architecture durable et du concept de « Ville Sensuelle » élaboré avec Pauline Marchetti. Architecte du Pavillon France à l’exposition universelle « Shanghai 2010 », il a publié récemment « La Possibilité d’une ville » aux éditions Arléa…

Quelle est pour vous, au plan professionnel, votre plus belle réussite?

J’aime produire et partager des idées, réfléchir sur mon métier, sur l’architecture, la ville. La quinzaine d’années où j’ai enseigné ont été, à ce titre, de vrais moments de plaisir. La rencontre des étudiants a toujours été une occasion de remise en question et de renouvellement. Maintenant je n’enseigne plus, mais je continue de donner de nombreuses conférences et de préserver du temps pour réfléchir, lire, écrire. Ma plus grande  satisfaction – récente – a été d’écrire l’essai « La possibilité d’une ville » et de bénéficier de l’enthousiasme de l’éditeur Arlea pour ce projet. Avoir, depuis le départ, mené de front les projets de l’agence et la participation au débat des idées est une des réussites qui comptent le plus pour moi.

 

Quel serait votre plus grand échec ou, à tout le moins, votre plus grand regret?

Le chantier est un moment très particulier, un privilège extraordinaire de ce métier, qui  nous permet d’installer nos idées dans le monde réel de la façon la plus jouissive qui soit : en les construisant. C’est pourquoi les plus grandes déceptions qui me viennent à l’esprit sont celles des chantiers qui n’ont jamais commencé. Deux projets importants ont été étudiés par l’agence jusqu’au dossier de consultation des entreprises pour être ensuite abandonnés : le Terminal passagers du port de Nice, et le Palais de justice de Normandie à Rouen.  Ils me hantent parfois comme des projets figés à jamais dans leur envol, voués à rester dans les limbes, entre images et réalisations.

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