Immobilier

Plus belle réussite, plus grand regret … Christian Louis-Victor, président de l’Union des maisons françaises (UMF)

Mots clés : Apprentissages - Bâtiment d’habitation individuel - Gestion et opérations immobilières - Maison individuelle

Christian Louis-Victor préside depuis 25 ans l’Union des maisons françaises (UMF), principale fédération professionnelle regroupant les constructeurs de maisons individuelles. Pour autant, il n’a jamais su garder sa langue dans sa poche. De formation génie civiliste, il a dirigé Maison Phénix, fondé la Compagnie européenne de garanties immobilières (CEGI) et préside l’Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI). Défenseur acharné des entrepreneurs, il a beaucoup œuvré pour eux et pour le secteur du logement.

Quelle est votre plus belle réussite professionnelle ?

Etre parvenu à faire adopter la loi du 19 décembre 1990 qui instaure le contrat de construction de maison individuelle. Ce texte a sécurisé les consommateurs, assaini très rapidement un marché qui représente plus de la moitié des permis de construire de logements déposés chaque année et engagé la professionnalisation des constructeurs par eux-mêmes.

Je suis également fier d’avoir créé en 1990 la compagnie européenne de garanties immobilières avec Alain Lacouture. Rachetée en 1998 par le groupe Caisses d’épargne et devenue en 2008 la compagnie européenne de garanties et de cautions, cette entreprise est devenue la principale compagnie d’assurance caution multimarché en France, avec une offre très large allant des cautions de crédits aux particuliers et aux entreprises, des garanties financières aux entreprises ou encore des garanties règlementées ou contractuelles notamment dans le secteurs de la construction et de l’immobilier mais pas seulement.

 

Quel est le plus grand regret de votre carrière dans le secteur de la construction ?

Il est d’ordre plus général. Je regrette que le logement soit davantage considéré comme un objet politique que comme un bien naturel. La cinquième République a connu 21 ministres du Logement, rendant impossible d’inscrire le financement du logement dans une politique honnête, juste et simple. La politique du logement a toujours été très heurtée, marquée  par la remise en cause permanente de ce que les prédécesseurs avaient mis en œuvre. Je ne vois qu’une seule exception: le prêt à taux zéro, lancé par Pierre-André Périssol en 1995, seul soutien au secteur à avoir perduré – avec des modulations.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X