Chantiers

Plongée dans la future station Durandy du tramway de Nice

Mots clés : Etat et collectivités locales - Transport collectif urbain

Ce 15 février, à Nice, la Métropole Nice Côte d’Azur a organisé une visite de la station Durandy, la plus avancée sur les quatre souterraines qui jalonnent le tracé de la ligne 2 du tramway dans sa partie Est. A l’occasion de cette visite, Christian Estrosi, président du conseil régional de Paca et de la Métropole Nice Côte d’Azur, a confirmé le lancement de la troisième ligne de tramway en 2017.

A Nice, l’année 2017 marquera le pic d’activité du chantier de la ligne 2 du tramway qui reliera, à terme, le port de Nice à l’Est et le Cadam (Centre administratif des Alpes-Maritimes) à l’Ouest, avec une seconde branche desservant les deux terminaux de l’aéroport Nice Côte d’Azur. D’une longueur totale de 11,3 km, le projet comporte 20 stations associées à un tunnel de 3,2 km de linéaire. Sur les quatre stations souterraines (Alsace-Lorraine, Jean-Médecin, Durandy et Garibaldi), jalonnant le tracé dans sa partie Est, la station Durandy est la plus avancée.

 

Station stratégique

 

Le maire de Nice, Philippe Pradal, accompagné de Christian Estrosi, président de la région Paca et de la métropole Nice Côte d’Azur, ont profité d’un point d’étape, ce 15 février, pour visiter le chantier et en prendre la mesure. Station stratégique, située au cœur d’un quartier urbain dense, elle permettra de relier le port en 5 minutes et de rejoindre l’aéroport en 20 minutes.

Conçue sur le même principe que les autres stations souterraines, elle comprend trois niveaux. Le premier accueille les locaux techniques. Le second comprend un niveau mezzanine au-dessus des voies, qui permet de choisir sa destination et qui intègre la salle des billets. Le troisième et dernier niveau est celui des quais pour prendre le tramway.

 

Ouvrages complexes

 

Pour le bien être des utilisateurs, les quatre stations proposent de larges volumes, évitent les longs couloirs, sont accessibles à tous les niveaux par des ascenseurs. Par ailleurs, celle de Durandy, creusée sous la place éponyme, sera la seule à être éclairée naturellement via un puits de lumière de 5 mètres de diamètre.

Réalisées par le groupement Thaumasia, les quatre stations sont des ouvrages complexes: des «boîtes» de 60 m de long, 42 m de large, 22 m de profondeur, nécessitant d’imposantes parois moulées, la réalisation d’une dalle de couverture puis des terrassements en taupe et des dalles intermédiaires. Pour Durandy, le niveau des locaux techniques a été atteint et le coulage de la dalle est en préparation. En septembre dernier, le tunnelier «Catherine» avait franchi les parois moulées de la station et installé des voussoirs provisoires qui seront démolis en phase ultime du terrassement.

 

Ligne 3 du tramway

A l’occasion de la visite du chantier de la station Durandy, Christian Estrosi a confirmé le «lancement rapide du chantier de la ligne 3 de tramway» conçue pour prolonger la ligne 2 vers le nord de la Plaine du Var et desservir l’aéroport en 2020. Selon l’élu, elle permettra «d’accompagner l’opération d’intérêt national de la Plaine du Var pour qu’elle soit un succès incontestable, en irriguant de façon qualitative les nouveaux quartiers urbains en plein développement». L’opération, dont le montant est estimé à 56 millions d’euros – à condition qu’il démarre en 2017 -, bénéficierait de subventions de l’Etat, de la région et du département des Alpes-Maritimes pour un montant total de 15,5 millions d’euros. La ville de Nice interviendrait à hauteur de 15 millions d’euros.

 

Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage: Métropole Nice Côte d’Azur;

Maîtrise d’œuvre: Egis Rail, mandataire du groupement Essia (Ingérop, Stoa, Atelier Villes & Paysages et Pierre Schall);

Entreprises: Thaumasia, groupement piloté par Bouygues TP pour le génie civil de la construction du tunnel, des stations souterraines et des puits d’entrée et de sortie du tunnelier (attribué, en novembre 2013).

Coût total de l’opération: 650 millions d’euros HT (770,7 millions d’euros TTC), valeur décembre 2009 dont 223 millions d’euros de subventions (Etat, Caisse des Dépôts, conseil départemental des Alpes-Maritimes, Ville de Nice, région Provence-Alpes-Côte, Feder – pour les études et la société aéroportuaire- Saca).

Calendrier:

– été 2014: démarrage des travaux par la transplantation des arbres remarquables du jardin, notamment les palmiers;

– février 2015: démarrage des travaux de génie civil avec la réalisation des fondations spéciales (parois, moulées, et confortement du sol). Douze mois de travaux;

– août 2016: coulage de la dalle de couverture et achèvement du terrassement en taupe du niveau des locaux techniques;

– septembre 2016: le tunnelier traverse la station;

– septembre 2016-2018: travaux de génie civil suivis des travaux de second œuvre et d’équipement de la station;

– mi-2019: la station sera prête pour accueillir ses premiers passagers, au même moment où le tunnel sera mis en service jusqu’à Garibaldi.

 

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    Affaissement du tunnel

    Ironie du sort. Le même jour, un important affaissement (plus de 50 cm) est survenu, au droit du chantier, au boulevard Victor Hugo, entraînant des ruptures des réseaux et l’arrêt, pour plusieurs semaines, de la circulation automobile. On ignore la cause du sinistre. La métropole ayant indiqué que le tunnelier avait largement dépassé ce secteur, il faudrait imaginer une rupture de la voûte, ce qui est peu probable. Un problème de bentonite semble plus logique mais cela signifierait que les données sur la progression du tunnelier sont fantaisistes. Cela augmente le retard de ce chantier qui est aujourd’hui de plusieurs mois. La vitesse d’avancement du tunnelier prévue à 10 m/j n’est que de 5 m/j. Cela confirme les mises en garde des géologues qui avaient critiqué ce projet. En effet, la géologie et l’hydrogéologie du sous-sol niçois avaient été édulcorées de manière scandaleuse pour lancer ce marché. Tout comme son calendrier, le budget de ce chantier ne pourra pas être respecté.
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