Performance énergétique

Plomberie sans acier pour le puits géothermique de Chevilly-Larue

Mots clés :

Matériel - Equipement de chantier

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Equipement sanitaire - Plomberie

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Rénovation d'ouvrage

Après 30 années de loyaux services, les tuyaux des centrales géothermiques de Chevilly-Larue et L’Haÿ-Les-Roses présentaient des risques de percement. Les gestionnaires ont lancé un chantier de réhabilitation. Les travaux, débutés en juillet dernier, battent leur plein. 

A l’instar des bâtiments et des routes, les centrales géothermiques vieillissent. En activité depuis 1985, les canalisations en acier des puits de Chevilly-Larue et L’Haÿ-Les-Roses (Val-de-Marne) montraient des signes de faiblesse. Les deux installations, chacune d’une puissance de 12 MW, couvrent environ 57% des consommations d’un réseau de chaleur commun aux deux communes et à la municipalité de Villejuif. Il fournit du chauffage à 29 000 équivalents logements.

L’heure du changement de tubage avait donc sonné. En cette première semaine de septembre, les travaux arrivent au milieu du gué. Débuté en juillet dernier, le chantier de Chevilly-Larue se termine. La réhabilitation de sa voisine commence.

La singularité du projet tient dans le choix des matériaux. Sur la foi d’une étude réalisée par CFG Services en 2014, la Semhach, la société d’économie mixte qui exploite le réseau, a choisi un nouveau chemisage avec des tuyaux en fibre de verre, en lieu et place du traditionnel acier. Contrairement à son homologue métallique, ce composant constitué de filaments de verre se corrode très lentement. « C’est une première en France, se félicite Eric Lasne, directeur général de CFG service. Ce procédé devrait prolonger la durée de vie de la centrale d’une quinzaine d’années. »

 

Perte de diamètre

 

A Chevilly-Larue, le puits de production pompe d’eau à 74°C dans la nappe du Dogger, à 1 745 m de profondeur. Après un passage dans un échangeur thermique, où elle transmet sa chaleur au réseau, le liquide à environ 25°C redescend à 1 764 m par l’intermédiaire d’un puits injecteur. L’ensemble des deux puits forme un doublet géothermique.

D’abord verticales, les deux galeries partent en diagonale après 400 m. Elles contenaient donc 1942 m et 1710 m de réseaux à renouveler. L’opération de rénovation consistait à introduire les nouvelles canalisations à l’intérieur des anciennes. La différence de diamètre entre les tubages a été comblée par du béton. Un bouchon du même matériau bouchait l’arrivée d’eau le temps des travaux. La même méthode sera employée pour le site de L’Haÿ-les-Roses. Le coût des deux chantiers s’élève à 2 millions d’euros. CFG Services assure la maitrise d’œuvre et l’entreprise Entrepose réalise les forages.

Cependant, la réduction des diamètres des tuyaux entrainera une diminution de la production des installations, de l’ordre de 2 MW. L’ouverture d’une troisième centrale géothermique à Villejuif viendra compenser cette baisse. D’une puissance de 15 MW, elle sera mise en service au début de l’année prochaine. Le budget de la structure se monte à 10 millions d’euros. Cette inauguration s’accompagnera d’une extension du réseau dans les quartiers limitrophes. Les travaux s’étendront jusqu’à 2017. Le prix du MWh de chaleur devrait avoisiner les 60 euros. 

 

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